JO de Tokyo : Un avocat a lancé une pétition demandant l'annulation de l'événement



L’opposition à l’organisation des Jeux Olympiques cet été à Tokyo prend du poids. Malgré les récentes déclarations John Coates, vice-président du Comité International Olympique (CIO), ayant affirmé sa confiance quant à la tenue de l’événement, à l’image du président de World Athletics Sebastian Coe, la défiance est toujours plus importante au Japon. Alors que des sondages traduisent une défiance grandissante de la part de la population japonaise, des médecins ont tiré la sonnette d’alarme ce jeudi. En effet, un syndicat a affirmé dans un message transmis au gouvernement que le contexte sanitaire dans le pays, qui fait face à une quatrième vague de contaminations par le coronavirus, est « impossible ». Un mouvement qui se matérialise désormais par une pétition lancée sur internet par l’avocat Kenji Utsunomiya, qui a été candidat au poste de gouverneur de Tokyo. Une pétition dont l’intitulé est clair : « Annulez les Jeux olympiques de Tokyo pour protéger nos vies ».

Plus de 350 000 signatures pour cette pétition


Alors que 60 à 70% de la population japonaise se montre hostile à l’organisation des Jeux Olympiques à Tokyo cet été, cette pétition témoigne de cette défiance. En effet, plus de 350 000 personnes l’ont d’ores-et-déjà signée. « Cette fois, la question est de savoir à quoi nous donnons la priorité, la vie ou une cérémonie et un événement appelés Jeux Olympiques », a confié Kenji Utsunomiya à la presse japonaise, qui considère que cela « reflète l’opinion du public ». Plus précisément, cette pétition se destine à Yuriko Koike, gouverneure de Tokyo, et lui demande de faire pression sur le CIO afin d’obtenir l’annulation des Jeux Olympiques. « Le CIO a le droit de prendre la décision d'annuler ou non les Jeux, mais Tokyo, en tant que ville hôte, devrait demander instamment au CIO d'annuler les Jeux », confirme l’avocat ayant lancé cette pétition. Un nouveau pavé dans la mare alors que le CIO a confirmé de longue date qu’il n’est pas question de reporter une deuxième fois l’événement.

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