JO 2021 : Les primes revues à la hausse, le rôle de porte-drapeau très convoité

Alors qu’il reste 100 jours avant les Jeux Olympiques de Tokyo, le Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) a multiplié les annonces. La première est l’unification des équipes de France olympique et paralympique sous une seule et même bannière, avec comme slogan « Nous sommes l’équipe de France ». « Réunir les athlètes Olympiques et Paralympiques, c’est tout un symbole, a confié à l’occasion de la conférence de lancement le président du CNOSF Denis Masseglia. Beaucoup de fédérations gèrent les deux côtés et c’est une forme de concrétisation pour eux. ». Présidente du Comité Paralympique et Sportif Français, Marie-Amélie Le Fur a ajouté que cette équipe de France unie est « le reflet d’une réalité, d’échanges constants entre les athlètes », assurant que « le mot performance revient constamment et cette équipe sera conquérante ». Chef de mission de l’équipe de France, Michel Vion a confié que l’ambition des Bleus sera « d’obtenir une quarantaine de podiums », quand 41 médailles avaient été ramenées de Pékin en 2008 puis 42 récompenses à Rio en 2016. Intervenant par visioconférence en raison de la période d’isolement qu’il doit respecter après avoir été déclaré « cas contact », le ministre de l’éducation et des sports Jean-Michel Blanquer a confirmé une hausse du montant des primes allouées aux athlètes qui décrocheront une médaille à Tokyo. Comme c’est le cas depuis 2007 et allant dans le sens d’une équipe de France unie sous la même bannière, les athlètes médaillés aux Jeux Olympiques et aux Jeux Paralympiques bénéficieront des mêmes primes.


Les deux places de porte-drapeau très convoitées


Un champion olympique dans la capitale japonaise recevra une prime de 65 000 euros, contre 50 000 lors des Jeux de Rio. Pour une médaille d’argent, la dotation passe de 20 000 à 25 000 euros quand un médaillé de bronze touchera 15 000 euros au lieu de 13 000 euros. A l’initiative du Comité International Olympique, le CNOSF a décidé qu’il n’y aurait plus un porte-drapeau, avec alternance entre hommes et femmes, mais que cette charge serait partagée entre une femme et un homme. Et la succession de Teddy Riner, qui avait assumé ce rôle à l’occasion des Jeux Olympiques de Rio, est convoitée. En effet, pas moins de sept femmes et cinq hommes sont sur la ligne de départ. La judokate Clarisse Agbegnenou, la surfeuse Johanne Defay, la basketteuse Sandrine Gruda, la boxeuse Maïva Hamadouche, la joueuse de tennis Kristina Mladenovic, la skippeuse Charline Picon et l’athlète Mélina Robert-Michon ont fait acte de candidature. Pour les accompagner, cinq hommes ont fait de même : le gymnaste Samir Aït Saïd, le kayakiste Maxime Beaumont, l’athlète Renaud Lavillenie, le nageur Florent Manaudou et le cavalier Astier Nicolas. Une désignation qui sera issue du vote des 59 ambassadeurs des fédérations olympiques avec une annonce des heureux élus dans le courant du mois de juillet. La même procédure sera suivie pour la désignation des deux porte-drapeaux de la délégation française aux Jeux Paralympiques. La rameuse Perle Bouge, l’haltérophile Souhad Ghazouani, l’athlète Nantenin Keita et la judokate Sandrine Martinet ont confirmé leur candidature tout comme l’athlète Pierre Fairbank, le joueur de tennis Stéphane Houdet et le nageur David Smetanine.

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