J.O - Paris 2024 : Anne Hidalgo évoque Tokyo et la cérémonie d'ouverture sur la Seine

Reuters

La pression monte pour Paris et Anne Hidalgo. Alors que les Jeux d'été 2020 de Tokyo se termine ce dimanche 8 août, la capitale française va prendre le relais pour assurer la transition d'ici le prochain rendez-vous olympique, prévu pour dans trois ans maintenant. « Au niveau mental, je suis au top, comme une vraie sportive ! J'ai une réunion ce soir (samedi soir) à l'hôtel avant la répétition de demain (ce dimanche) au stade. Même dans un stade vide, ce sera impressionnant. Et puis, la première femme de l'Histoire gouverneur de Tokyo, Yuriko Koïké, va remettre le drapeau olympique à la première femme de l'Histoire maire de Paris, par l'intermédiaire du président du CIO, Thomas Bach. Ce sera un symbole très fort du 21eme siècle et du temps des femmes. (...) Pour moi, les Jeux de Tokyo sont réussis. Arriver, malgré la pandémie, à organiser des Jeux avec cet accueil, cette organisation et ces performances sportives, franchement, chapeau !  », a notamment déclaré l'actuelle maire de Paris.

« Et si cette cérémonie d'ouverture, on l'organisait sur la Seine ? »


« Thomas Bach est venu à Paris, en 2016, pour la Nuit blanche. Il voulait absolument se rendre à Notre-Dame, parce que ça faisait très longtemps qu'il n'y était pas allé. Nous avions organisé une parade assez décoiffante sur la Seine, avec plein de bateaux. En tant que ville candidate, nous n'avions pas encore le droit d'utiliser les anneaux olympiques. Sur nos bateaux flottaient donc des drapeaux avec des carrés olympiques ! Ça a beaucoup fait rire Thomas Bach ! Mais on s'est surtout dit Waou, s'est souvenue Hidalgo, dans une interview à L'Equipe. Et si cette cérémonie d'ouverture, on l'organisait sur la Seine ? Tony (Estanguet, le président du comité d'organisation) et moi avons partagé l'idée avec le président de la République, Emmanuel Macron, le Premier ministre, Jean Castex, et le délégué interministériel aux Jeux olympiques et paralympiques, Michel Cadot. Ils ont été enthousiastes, mais on s'est heurtés, disons les choses, à l'opposition du ministère de l'Intérieur et du Préfet de police de Paris. Il y a encore un mois, ils nous expliquaient que techniquement ce ne serait pas possible, et que donc ça ne se ferait pas. »
 


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