Batum revient sur son contre magistral face à la Slovénie

Ce contre venu de nulle part de Nicolas Batum sur le Slovène Klemen Prepelic à quelques secondes du terme de la demi-finale des Jeux de Tokyo entre l'équipe de France et la Slovénie. Il s'agit bien évidemment de l'action de l'année en basket. Plus encore en ce qui concerne le basket français. Un sauvetage aussi impressionnant que décisif qui avait assuré ce 5 août dernier les Bleus de rentrer du Japon avec une médaille autour du cou. A l'époque, les supporters français rêvaient encore que cette médaille soit en or, les Etats-Unis, vainqueurs en finale, avaient finalement décidé qu'elle serait en argent uniquement. Une défaite sur la dernière marche qui n'enlève rien à ce geste d'éclat réussi par "Batman", vengeur non masqué qui n'avait jamais autant mérité son surnom, et sur lequel le héros français revient ce lundi dans les colonnes de L'Equipe, où le capitaine de la sélection française assure qu'il a signé ce jour-là, à quelques secondes de la fin de cette demi-finale face à Luka Doncic et ses coéquipiers, "la plus belle (action) de sa carrière". "C’est la plus belle, forcément, à cause du moment où elle est faite. C’est le storytelling qui change tout", avoue l'arrière des Clippers, conscient qu'il venait de frapper un grand coup, mais sans comprendre immédiatement qu'il venait d'écrire une page de l'histoire du basket français. Ca, il ne s'en est rendu compte qu'ensuite.


Batum : "Je savais que j'allais l'avoir"





"Sur l’impact que ça a eu, je ne l’ai vu qu’après. Avec la réaction de mes coéquipiers, j’ai compris que j’avais peut-être fait quelque chose de spécial. Puis je m’en suis rendu encore plus compte après, quand le temps a passé." En ce qui concerne l'action en elle-même, Batum estime que le plus dur était surtout de ne pas se faire sanctionner par l'arbitre, et d'ainsi tout gâcher. "Si j’essaie de contrer vers lui, là il y a faute tous les jours. Chercher le ballon dans l’espace, c’était ma seule chance. J’aurais eu les boules que ça siffle. Ça aurait été moche." Et si tout le monde dans le camp français, Vincent Collet le premier, s'est dit que Prepelic allait inscrire ce lay-up et éjecté du même coup l'équipe de France aux portes de la finale, celui qui allait ensuite placarder le cliché de son contre magistral dans la chambre de son fils jure qu'il a toujours su qu'il allait empêcher le Slovène de marquer. "On va peut-être me dire que je suis arrogant mais quand j’ai vu partir Prepelic, je savais très bien que j’allais l’avoir (...) Je savais exactement ce qui allait se passer. Cette action-là, Dallas la joue aussi au moins vingt fois par match. Donc je la connaissais." L'action a fait le tour du monde et permis aux Tricolores de décrocher leur plus beau résultat aux JO depuis vingt ans. Quant à Batum, il a logiquement été élu meilleur basketteur français de l'année.

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