Istres-Sélestat, droit vers la relégation ?

Istres, trop friable à la maison
Promu l’an passé avec Créteil, Istres n’a réussi à grappiller que six petits points depuis le début du championnat. Des points tous gagnés à… l’extérieur, avec deux victoires à Aix et Toulouse, et deux matches nuls à Créteil et Chambéry. "Quand vous êtes la petite équipe du championnat, vous vous dites qu’il va falloir se faire respecter à la maison pour prendre des points. Et nous, on n’a pas pris un seul point", regrette Thomas Tricaud, sur le site Maritima.info, alors qu’Istres reste sur neuf défaites de rang chez lui.

Un constat qui fait dire à Gilles Derot, le coach provençal, que son équipe est à sa place. "Quatorzième, c’est notre place. On n’arrive pas à se hisser au niveau de nos adversaires, ou alors trop épisodiquement, note le technicien. Comment voulez-vous être régulier sur une saison lorsque vous n’arrivez pas à l’être sur un match ?" Avec six points de retard sur Toulouse, à neuf journées du terme, la mission maintien semble désormais illusoire. "Ça devient de plus en plus compliqué, reconnaît Derot. A moi de continuer à travailler, mais aussi de travailler sur mon groupe pour l’an prochain…"

Sélestat, l’électrochoc Gaudin ?
Prolongé l’été dernier, Jean-Luc Legall a été remercié juste avant la reprise, au début du mois de février. "On est arrivé à la fin d’un cycle, un autre va démarrer", expliquait Christian Omeyer, dans les colonnes des Dernières Nouvelles d’Alsace. Du coup, c’est Christian Gaudin, fraîchement renvoyé par Hambourg, qui a pris les rênes d’une équipe minée moralement, mais aussi physiquement, et qui compte quatre points de retard sur Toulouse. "Je ne suis pas de ceux à se résigner alors on a augmenté la dose de travail, on continue à travailler sérieusement, mais je ne suis pas certain que tous se rendent comptent de la situation. Clairement aujourd’hui, elle est catastrophique", note l’ancien gardien, sur le site Handnews.

A l’heure de se déplacer à Dunkerque et alors que son équipe n’a pas encore gagné en 2015, l’ancien coach de Saint-Raphaël mise surtout sur le mois d’avril, qui devrait voir le retour des blessés (Beauregard, Vujic, Gudjonsson, Ghita). "J’espère qu’il n’y aura pas de mauvaise blague mais logiquement, je devrais récupérer tous mes joueurs pour le premier avril et la réception de Tremblay. En attendant, on va faire le dos rond et tenter de vivre ce mois de mars avec optimisme et surtout, je l’espère, une prise de conscience de tous, avec beaucoup de professionnalisme", conclut-il.