Omeyer, pour le meilleur 

Après avoir joué un grand rôle dans la conquête d’une cinquième étoile mondiale pour l’équipe de France au Qatar, Thierry Omeyer, élu meilleur joueur du Championnat du monde, est vite revenu aux affaires courantes avec le Paris Saint-Germain. S’il était resté sur le banc lors de son retour en Alsace, à Schiltigheim en Coupe de France, le dernier rempart du club de la capitale a repris du service face à Istres en Championnat la semaine dernière et contre les Biélorusses de Brest en Ligue des champions dimanche. Avec toujours le même appétit.

A 38 ans, le Mulhousien affiche la même envie de jouer et de gagner des titres qu’au début de sa carrière. Son palmarès, long comme le bras, Omeyer tient à y ajouter encore plusieurs lignes, ce qui a principalement motivé son départ de Montpellier pour Paris l’été dernier. Mais après 15 journées, ce sont bien les Montpelliérains qui mènent le danse en première division et le PSG qui se retrouve dans le rôle du chasseur. Pour suivre le rythme du club héraultais, les Parisiens, qui pointent à deux longueurs, n’ont pas le droit à l’erreur lors de cette phase retour d’autant que c’est à Montpellier que les deux équipes se retrouveront début mai lors de la 22e journée, peut-être décisive.

Pour rester en embuscade d'ici-là, le PSG devra donc éviter un accroc mercredi soir lors de la venue de Chambéry. Des Savoyards, remontés à la quatrième place après un début de saison très décevant, que les Parisiens auront intérêt à prendre au sérieux. En cas de relâchement, Omeyer, compétiteur né, sera là pour remotiver ses troupes. Trop avide de remporter un sixième titre de champion de France, neuf ans après le dernier acquis avec Montpellier avant de rejoindre Kiel et la Bundesliga. En attendant, il sera peut-être élu dans quelques jours meilleur joueur du monde 2014, comme en 2008, prix pour lequel il a été nominé avec son pote Nikola Karabatic, son coéquipier Mikkel Hansen, l’Espagnol Joan Canellas et le Croate Domagoj Duvnjak.