Mauvaise opération pour les Bleues

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Jusqu'ici, tout allait bien. Déjà qualifiée pour la deuxième phase, après deux victoires contre la Pologne (31-22) et l'Allemagne (22-20), l'équipe de France était bien partie pour réaliser le carton plein lors du 1er tour de l'Euro. Face à des Néerlandaises qu'elles connaissent bien, pour les avoir battues deux fois aux Jeux Olympiques (dont la demi-finale), quelques mois après un douloureux quart de finale de Mondial remporté par les Oranje, les Bleues faisaient forte impression à la pause (12-7, 30e), grâce à la bonne prestation d'Estelle Nze Minko (4 buts en première période, 5 au total), et à la performance XXL de la gardienne Laura Glauser (13 arrêts), qui a gardé sa cage inviolée pendant 15 minutes, de la 10e à la 25e minute.

Mais les Tricolores ont totalement déjoué après le repos, en ne marquant que cinq petits buts, pour gâcher leur belle avance et concéder leur première défaite dans la compétition (18-17). "Les consignes n'ont pas été respectées, a pesté Béatrice Edwige sur beIN SPORTS. On a manqué d'écartement. Quand on ne marque pas de buts, c'est que la gardienne a été bonne (l'épatante Tess Wester, ndlr), mais aussi qu'on n'a pas pris assez de tirs. On ne peut s'en prendre qu'à nous-mêmes. Ce n'est pas digne de ce qu'on a montré en première période."

Alors qu'elles pouvaient aborder le tour principal avec le plein de points, les vice-championnes olympiques partiront avec 2 unités au compteur, comme les Allemandes et les Néerlandaises. C'est un point de moins que la Suède et la Serbie (3 points), les qualifiés de l'autre groupe, alors que l'Espagne (0 point) partira de plus loin. Avec seulement deux billets pour les demi-finales en jeu, les Bleues auront fort à faire, et se sont clairement compliqué la vie. "Il va falloir travailler encore plus dans le tour principal, prévient Edwige. Il va sans doute falloir gagner tous nos matches, battre la suède chez elle, la Serbie en grande forme, et l'Espagne." Et donc montrer un meilleur visage que face aux Pays-Bas. "Peu importe les adversaires, il faut se concentrer sur notre jeu", assène ainsi le sélectionneur Olivier Krumbholz, clairement remonté contre ses joueuses. On peut le comprendre.