Mondial : Jusqu’où peuvent aller les Bleus ? 

Opéré fin octobre d'une rupture du ligament croisé antérieur du genou droit, Nikola Karabatic suit avec attention les performances de ses coéquipiers de l’équipe de France, qualifiés dimanche avec la manière pour les quarts de finale du Mondial égyptien. "Nous avons eu des matchs serrés, a reconnu le Parisien sur RTL. Mais on a des ressources mentales qui donnent des garanties. Et on peut se mesurer à toutes les équipes." Toujours invaincus à l’issue du tour principal et désormais cités parmi les favoris, les Bleus sont pourtant arrivés en Egypte sans grandes certitudes.  

Avec un nouveau sélectionneur, Guillaume Gille, successeur d’un Didier Dinart dont il était l’adjoint lors du dernier Euro, terminé à une piteuse 14e place. En raison de la crise sanitaire, l’ancien demi-centre a dû attendre près d’un an avant de faire ses débuts avec sa nouvelle équipe. Une entame compliquée, avec une défaite en Serbie puis un match nul face à ces même Serbes en qualifications de l’Euro 2022, quelques jours avant le début du Mondial.  

L'Espagne en quarts ?


Malgré tout, les Tricolores ont parfaitement débuté la compétition, en dominant au premier tour les vice-champions du monde norvégiens après une prestation convaincante (28-24), puis l’Autriche, sans trembler (35-28). Ce fut en revanche plus compliqué contre les Suisses (25-24), repêchés après le forfait des Etats-Unis, ainsi qu’en ouverture du tour principal face à l’Algérie (29-26). Et ils ont encore dû batailler vendredi pour venir à bout de la Norvège (28-26).  

Mais alors qu’ils étaient attendus au tournant pour leur dernier match du tour principal, face à des Portugais qui ne leur avaient guère réussi ces derniers temps, ils ont signé dimanche leur prestation la plus aboutie du Mondial. Victorieux 32-23, les Bleus ont été cette fois emmenés par Hugo Descat (8 buts), qui dispute sa première grande compétition, alors que le revenant Kentin Mahé (28 buts en 6 matchs), leur meilleur buteur devant Dika Mem (23 buts), a lui pu un peu plus souffler.  

Ce groupe a donc prouvé qu’il avait de la ressource. Et qu’il pouvait aussi compter sur des gardiens en grande forme, de Wesley Pardin, héroïque contre la Norvège avant de se blesser, à son remplaçant Yann Genty, décisif face à l’Islande, en passant par un Vincent Gérard qui monte en puissance. Les Bleus veulent maintenant se donner le droit de rêver, dans une partie de tableau où ne figure pas les tenants du titre danois. Ils pourraient en revanche retrouver les Espagnols en quarts de finale, s’ils s’inclinent lundi (19h) face aux Hongrois, autres potentiels adversaires. 

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