Mondial : Ces Bleus ne doutent de rien

Ils ne lâcheront rien. Si, après un dernier Euro complètement raté, les Bleus ne faisaient pas partie des favoris à l’entame de ce Mondial égyptien, ils ont réussi à s’inviter dans le dernier carré en remportant une septième victoire en autant de matchs mercredi face à la Hongrie lors d’un quart de finale haletant (35-32, a.p.). Et ce malgré une entame catastrophique. Car les Tricolores ont rapidement été menés 7-1, puis 9-3, par des Magyars bien reposés après avoir laissé filer leur dernier match du tour principal contre l’Espagne.

Mais le "karma" invoqué par Valentin Porte avant la rencontre, le manque de rythme en prolongation, et, surtout, l’abnégation tricolore ont fini par avoir raison de cette formation hongroise. Même si rien ne fut simple pour des Bleus qui pensaient avoir fait le plus dur en menant de trois buts à quelques instants de la fin. "Ils ont une capacité à ne pas s’affoler, apprécie en connaisseur Thierry Omeyer, consultant beIN SPORTS. Que ce soit lors du 1-7 ou du 0-3 qui les emmène en prolongation, on n’a pas vraiment vu une équipe qui doutait. Et en prolongation, on n’a jamais senti les Hongrois en capacité d’aller gagner ce match. Parce que l’équipe de France a continué à jouer, à prendre des risques et à tirer. Et c’est ça qui est important. Même si on sait qu’il va y avoir des pertes de balle et des échecs au tir, ils continuent à jouer."

L'éternel Guigou


Face à un adversaire compact, les hommes de Guillaume Gille ont d’abord manqué de réussite, à l’image des arrières Dika Mem et Timothey N'Guessan, qui ont respectivement commencé avec un 0/4 et un 0/3 (3/8 et 2/6 au final), ou d’un Kentin Mahé emprunté et auteur d’un seul but. Mais un but d’importance, puisqu’il s’agissait d’un penalty en prolongation. Pour parvenir à remonter la pente, ils ont notamment pu compter sur l’un de leurs grognards, Michael Guigou (6/6), meilleur marqueur du match la veille de son 38e anniversaire. Le capitaine tricolore, ensuite relayé par un épatant Hugo Descat (5/6), mesurait le chemin parcouru depuis les débuts de Gille, qui a entamé son mandat juste avant le début du Mondial par une défaite et un match nul face aux Serbes en qualifications de l’Euro 2022.

"Si on nous avait dit après les deux matchs face à la Serbie qu'on en serait là, on n'y aurait pas forcément trop cru, avouait le Nîmois. Mais on a travaillé, on a cru en nous et je suis très heureux, très fier de l'équipe." Une équipe désormais toute proche d’une médaille, et qui va affronter vendredi en demi-finales, probablement sans N’Guessan voire Luka Karabatic, une jeune formation suédoise toujours invaincue qui a facilement disposé du Qatar (35-23). Et qui se méfie des Bleus. "La France fait partie du Top 3 mondial, avec beaucoup d’excellents joueurs, et ça va être très dur de jouer face à eux, estime son entraîneur Glenn Solberg sur le site de la compétition. Mais on sait qu’on a aussi une bonne équipe et on espère bien gagner."


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