Les autres armes de la Pologne

Reuters

Lukasz Fabianski

Il n’était pas censé jouer et pourtant il est l’un des grands artisans de la qualification de la Pologne en quart de finale. Alors que Wojciech Szczesny s’est blessé à la cuisse contre l’Irlande du Nord, le portier de Swansea en a profité pour prendre place dans les cages de la sélection polonaise. Depuis, l’ancien d’Arsenal enchaine les prestations de haut vol avec en point d’orgue le huitième de finale face à la Suisse. Il a d’ailleurs réalisé ce qui pourrait être LA parade de cet Euro sur une frappe de Ricardo Rodriguez. Après trois matches disputés, Fabianski n’a encaissé qu’un but et pas n’importe lequel : le sublime ciseau de Shaqiri. Pour le reste, c’est du quasi parfait avec 93% de tirs subis repoussés (14 sur 15). Un bilan qui pourrait convaincre son sélectionneur de l’aligner face au Portugal alors que Szczesny est toujours incertain.

Kamil Glik

Il est sans doute le moins connu des cinq. Travailleur de l’ombre, le futur joueur de l’AS Monaco n’est pourtant pas étranger à la solidité de la Pologne. L’équipe qui n’a encaissé qu’un seul but depuis le début du tournoi fait partie des meilleures défenses de la compétition. Aligné aux côtés de Pazdan, Glik rassure par sa robustesse. Le défenseur du Torino, remarquable dans le jeu aérien,  soulage souvent les siens et dégage beaucoup de sérénité.  Réputé pour être l'un des meilleurs défenseurs de Serie A, le joueur de 28 ans s'est révélé aux yeux de tous. Nul doute qu'on entendra encore parler de lui la saison prochaine en Ligue 1.

Grzegorz Krychowiak

C’est incontestablement le pilier de la Pologne depuis le début de la compétition. Le joueur sévillan, pisté par le PSG, impressionne par son volume de jeu. Véritable métronome, le milieu de terrain touche un nombre incalculable de ballons (plus de 75 par match). Plaque tournante de cette équipe polonaise, l’ancien rémois qui a pris une nouvelle dimension à Séville brille aussi bien à la récupération qu’à la relance. Une activité débordante qui pose problème à tous les adversaires des Polonais. Krychowiak est d’ailleurs le joueur qui a subi le plus de fautes depuis le début  de l’Euro. A l’inverse, lui est toujours très propre dans ses interventions (seulement une faute commise). Il est sans conteste LA pièce maitresse de l’entrejeu des Rouge et Blanc.

Jakub Blaszczykowski

Il est l’homme en forme de cette équipe polonaise. Alors que son « meilleur ennemi » Robert Lewandowski est en difficulté depuis le début de la compétition, Kuba rayonne. Dans tous les bons coups, le joueur de Dortmund est tout simplement impliqué sur l’intégralité des buts de la Pologne lors de cet Euro (2 buts et 1 passe décisive). Toujours amer après avoir perdu le brassard de capitaine, l’ancien de la Fiorentina a répondu de la meilleure des manières. Inépuisable sur son aile droite, le milieu de terrain s’est montré indispensable pour son sélectionneur. Adam Nawalka a d’ailleurs tenté de se passer de Blaszczykowski, au repos face à l’Ukraine. Entré en jeu à la mi-temps, il lui aura suffi de quelques minutes pour débloquer la situation. Indéboulonnable.

Arkadiusz Milik

Souvent dans l’ombre de Robert Lewandowski, Milik se fait peu à peu un nom. Meilleur passeur des éliminatoires, l’attaquant de l’Ajax a fait étale de toute sa palette lors de cet Euro. Si ses qualités techniques et athlétiques sont indéniables, il a tout de même fait preuve de maladresse à plusieurs reprises. Le jeune joueur qui dispute sa première grande compétition internationale a effectué 15 tirs (en 4 matches) depuis le début du tournoi, dont seulement 5 cadrés. Perfectible, il n’en reste pas moins décisif. Milik est en effet impliqué sur 2 des 3 buts de la Pologne avec un but lors du premier match contre l’Irlande du Nord et une passe pour Blaszczykowski face à l’Ukraine. Alors qu’on attend toujours le réveil de Lewandowski, l’attaquant de 22 ans convoité par de nombreux clubs a parfaitement pris le relai de son aîné.