Gignac répond à Aulas

Reuters

Après s’être montré somme toute discret au cœur de l’hiver, force est de constater que Jean-Michel Aulas a retrouvé toute sa verve en cette fin de saison. En attestent ainsi ses derniers propos polémique sur le PSG. "C’est bien d’avoir une finale du Championnat de France, a-t-il ainsi déclaré au sujet du choc à venir entre Lyon et Monaco, décisif dans la course à le deuxième place, ajoutant car le Qatar ne fait pas partie de la France."

Et avant le PSG, c’est André-Pierre Gignac qui avait fait les frais de la faconde du président lyonnais. La faute à un tweet posté le week-end précédent après la victoire arrachée face à Toulouse. "Quel match de notre OL, je suis convaincu que l’équipe de France ne peut pas se passer de nos Lyonnais: c’est mieux que les exotiques", avait-il en effet écrit pour plaider la cause d’Alexandre Lacazette, critiquant implicitement la sélection d’un André-Pierre Gignac parti au Mexique.

"Il ne faut pas qu’il oublie tout, Monsieur Aulas. Il l’aimait bien à l’époque ce petit joueur exotique."

André-Pierre Gignac

Une attaque à peine voilée à laquelle a répondu l’intéressé dans une interview à France Football. "J’ai vu le tweet de Jean-Michel Aulas. Je pense qu’il me concernait. Il m’a bien fait rigoler. Je tiens à le rassurer: le Mexique est un grand pays de football, peut-être même plus compétitif et plus puissant que la France. Mais je lui pardonne", a-t-il ainsi confié dans les colonnes de l’hebdomadaire avant de revenir sur les contacts qu’il avait justement eus avec l’Olympique Lyonnais à la fin de la saison dernière.

L'OL le voulait en 2009

Des contacts réguliers qui auraient viré au "harcèlement" à en croire l’international tricolore. "Quand Jean-Michel Aulas ne pouvait pas avoir mon agent, il m’envoyait des messages qui étaient des romans. Mais je ne suis pas rancunier", a-t-il précisé avant de dire du bien de l’OL et de son président. "Je suis même plutôt respectueux du projet de Lyon et de l’intérêt que l’OL a toujours eu pour moi. Il me voulait déjà en 2009. Ils sont aussi revenus plusieurs fois quand ça n’allait pas trop à l’OM."

Une raison supplémentaire pour regretter la pique du président lyonnais. "Il ne faut pas qu’il oublie tout, Monsieur Aulas. Il l’aimait bien à l’époque ce petit joueur exotique",a-t-il conclu sur le sujet.