Un Mondial tous les deux ans, Wenger insiste

Reuters

Arsène Wenger a délaissé il y a quelques temps son costume d’entraineur pour celui de conseiller au sein de la FIFA. Le technicien alsacien travaille sur de nombreux projets au sein de l’institution et celui qui lui tient le plus à cœur c’est l’organisation de la Coupe du Monde tous les deux ans. L’idée est contestée, car à même de générer encore plus de matches dans un calendrier très chargé, mais l’intéressé est convaincu que cela ne peut faire que du bien aux acteurs de ce jeu.

 

Dans un entretien accordé à L’Équipe, Wenger a expliqué pourquoi l’idée n’est pas dépourvue de sens. Son principal argument c’est l’allègement des qualifications. « Au lieu de faire dix matches de poule, il y en aurait six, dans des poules de quatre par exemple, a-t-il commencé par déclarer. Aujourd'hui, pour l'Euro, il y a 24 qualifiés pour 55 pays, soit près de 50 %, et alors que les matches amicaux sont de moins en moins importants aux yeux du public, les matches qualificatifs eux-mêmes suscitent moins d'engouement qu'il y a quinze ou vingt ans. Ce que veulent les gens, aujourd'hui, ce sont des compétitions à fort enjeu, simples à comprendre. C'est pour cela qu'il faut le faire, pour le public et pour améliorer le football ».

 

« Une refonte pensée et réfléchie »

 

Si ce plan est retenu, les clubs vont devoir se séparer de leurs internationaux pendant des périodes d’un mois complet en plein milieu d’une saison. Une contrainte qu’ils risquent de ne pas aimer. Mais, Wenger se veut confiant : « Ce serait une période complètement dédiée à la qualification et aux équipes nationales, et cela créerait une tension qui n'existe pas vraiment aujourd'hui. Je crois que c'est une idée intéressante. Cela fait six mois maintenant que j'y travaille, que je consulte, et l'accueil est à 100 % favorable. C'est une refonte pensée et réfléchie, mais ce n'est pas moi qui vais voter ».

 

L’ancien manager d’Arsenal a conclu en affirmant qu’il n’y avait aucun intérêt financier derrière cette révolution. Lui et ceux qui travaillent sur le changement du calendrier pensent uniquement au bien des joueurs. « Il n'y aura pas plus de matches qu'avant, et les joueurs seront moins souvent sollicités par les équipes nationales. L'idée est vraiment l'amélioration de la qualité du jeu et des compétitions, il n'y a aucune intention financière derrière, d'autant que la FIFA redistribue l'argent à toutes les fédérations du monde pour développer le football dans les pays. Pour les joueurs, il n'y aura pas plus de matches, et il y aura un repos obligatoire après les phases finales, vingt-cinq jours au minimum, dans mon idée », a-t-il affirmé. Même justifiée et bien développée, l’idée continue de susciter beaucoup de réserves. A voir si le passage de la théorie à la pratique sera aussi fluide, si tant est que le projet est retenu.


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