L’hémorragie des Bleus a enfin pris fin, un renouveau amorcé

Panoramic
Ouf, après cinq matchs nuls consécutifs et la terrible déception engendrée par l’élimination en huitièmes de finale de l’Euro contre la Suisse, l’équipe de France s’est relevée. Ce sursaut, qui n’avait pas du tout été amorcé lors des deux rencontres de rentrée face à la Bosnie-Herzégovine (1-1) et l’Ukraine (1-1), s’est profilé au-devant de joueurs finlandais (2-0) qui n’ont pas fait le poids dans un Groupama Stadium de Lyon enchanté.

Oui, les Bleus de Didier Deschamps nous ont cette fois rassuré. Il était temps car cela commençait à faire long et devenir assez inquiétant. La France garde il est vrai une certaine marge dans son groupe (faible) de qualifications (leader avec 12 points, soit 7 de mieux que la Finlande qui compte un match en moins) pour aller à la Coupe du Monde au Qatar l’an prochain mais dans le sport de haut niveau, il faut toujours faire le « boulot » en justifiant son rang et plein de petits signes négatifs commençaient à émerger au sortir du fiasco continental.
 

Griezmann-Benzema, un duo en feu

Empruntés, moribonds, affreux pour certains contre la Bosnie et l’Ukraine, les Français ont affiché un superbe visage dans une magnifique ambiance à Lyon comme l’on n’avait plus vue depuis longtemps. Les 57000 spectateurs massés dans les tribunes rhodaniennes et les téléspectateurs attentifs ont discerné des Bleus conquérants et notamment une attaque très inspirée. Deschamps avait aligné Antoine Griezmann en soutien de Karim Benzema et Anthony Martial et a pu voir de son banc une magnifique entente entre les deux premiers.



Les combinaisons ont été légion entre les deux Madrilènes, Benzema se montrant passeur décisif sur le premier but pour « Grizou » (25eme minute), auteur ensuite du doublé (53eme) sur une action initiée par l’attaquant du Real Madrid et prolongée par Léo Dubois. Peu en vue ces derniers mois et critiqué, Griezmann, qui a rejoint Michel Platini en tant que troisième meilleur buteur historique des Bleus avec 41 réalisations, a apporté une réponse tranchante à ses détracteurs. Son retour à l’Atlético de Madrid, réglé la nuit précédant le premier match de ce mois de septembre, a probablement dû lui faire grand bien. Le système choisi par Didier Deschamps aussi.

Bleus - Griezmann, l'axe du bien :

Dubois, Théo Hernandez et Tchouaméni ont marqué des points


Face à la modeste Finlande, le sélectionneur national avait décidé d’installer un 3-4-1-2 qui a vraiment bien fonctionné. Après les 4-3-3 des deux premières rencontres, il a (re)placé Griezmann, positionné à droite contre Bosniens et Ukrainiens, dans l’axe avec bonheur. Avec le jeu et deux hommes devant lui, le numéro 7 est bien plus à l’aise. Sans être transcendant, Martial a fait le job en l’absence de Kylian Mbappé, blessé et dont on a hâte de voir la présence dans ce système lors du prochain rassemblement.

Dans ce schéma de jeu, les pistons Dubois et Théo Hernandez ont marqué des points notables. Le Lyonnais a enfin été bon sous la tunique tricolore tandis que le joueur de l’AC Milan, présent pour la première fois chez les A, a affiché ses qualités de percussion qu’on lui connait en Serie A. Deschamps a dû apprécier et a peut-être trouver son arrière gauche, pouvant même s’installer également dans une défense à quatre. Privé lors de ce rassemblement de Benjamin Pavard, Lucas Hernandez et Ngolo Kanté, puis de Mbappé, le sélectionneur a noté aussi les bonnes prestations d’Aurélien Tchouaméni dans l’entrejeu tandis que Moussa Diaby aurait pu offrir la victoire en Ukraine (poteau). Jordan Veretout et Thomas Lemar ont eux déçus et il se pourrait qu’on ne les retrouve pas en octobre contre la Belgique en demi-finales de la Ligue des Nations. Une prochaine sortie attendue pour voir si le renouveau bleu aura des suites.

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