Le Graët maintient la pression sur Deschamps

Reuters

C’est peu dire que l’élimination par la Suisse, dès les 8es de finale du dernier championnat d’Europe, n’a pas vraiment réjoui l’organigramme de la Fédération française de football. Alors que les Bleus étaient champions du monde en titre et parmi les favoris du tournoi, ils ont clairement déçu face aux Helvètes, tout comme en phase de poules. Ce n’est d’ailleurs pas le succès acquis dans la foulée en Ligue des Nations, compétition nouvelle et peu prestigieuse, qui a fait oublier ladite déception.

 

Alors que le Mondial 2022 arrive à grands pas, dans à peine plus de trois mois, le contrat de Didier Deschamps avec l’équipe de France est toujours censé s’achever en fin d’année. Et aucune prolongation - sauf énorme surprise - ne devrait voir le jour avant le terme du tournoi. C’est ce que Noël Le Graët a confirmé aux journalistes de L’Equipe, rappelant par ailleurs les attentes qui pèsent sur les épaules de "DD" et sa bande. 

 

Une qualification en demie obligatoire ?

 

"On est tenants du titre, alors j'attends qu'il ait la même ambition, sachant qu'on est plutôt favori", a avancé le président de la FFF, qui exigerait au minimum une participation des Bleus en demi-finale pour considérer la possibilité de prolonger Deschamps. "Si Didier fait une bonne Coupe du monde, il a presque les cartes en main s'il veut continuer", a renchéri Le Graët, en prenant soin de préciser : "Si la Coupe du monde est moyenne, il y aura discussion."

 

Une sortie médiatique qui ressemble comme deux gouttes d’eau à celle de la mi-juin, lorsque le patron de la 3F prévenait déjà : "Il vaut mieux faire des analyses après la Coupe du monde qu'avant... Si on a gagné, on sortira les trombones. Mais si on a perdu, il faudra peut-être discuter." Et ce copier-coller sous forme de coup de pression a de quoi interroger sur les intentions de Noël Le Graët, alors que l'équipe de France sort d'une débâcle lors de la nouvelle Ligue des Nations (quatre matches, deux défaites, zéro victoire, une élimination). Pour rappel, Zinédine Zidane a récemment confié son "envie" de prendre la suite à la tête des Bleus, Didier Deschamps lui répondant que la place n'était "pas libre". Pour combien de temps encore, là est la question.


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