La Suisse par la petite porte

Reuters

Les joueurs et les supporters d'Irlande du Nord ont des raisons d'en vouloir à Ovidiu Hațegan. Jeudi dernier au Windsor Park de Belfast, l'arbitre roumain avait sifflé un penalty imaginaire en faveur de la Suisse, victorieuse (0-1), lors du match aller de ce barrage pour la Coupe du monde 2018. Dimanche lors du match retour disputé au Parc Saint-Jacques de Bâle, les hommes de Michael O'Neill n'ont pas démérité.

Sous une pluie battante, Steven Davis et ses coéquipiers ont parfois fait trembler la Nati et ont même eu la balle d'égalisation dans les arrêts de jeu sur une tête de Jonny Evans. Mais c'était sans compter sur le sauvetage sur la ligne de Ricardo Rodriguez, qui avait transformé trois jours plus tôt le penalty tant décrié. Dans la douleur (0-0), la Suisse obtient ainsi son ticket pour sa onzième Coupe du monde, la quatrième consécutive. 

Si cette élimination est cruelle pour les Nord-Irlandais, qui n'ont plus disputé de phase finale depuis 1986, la sélection entraînée par Vladimir Petkovic, contrainte de disputer les barrages malgré un excellent parcours en phase de qualifications (9 victoires, une défaite), a néanmoins dominé les débats lors de ce match retour. Les Helvètes se sont en effet créés de nombreuses occasions et auraient pu trouver le chemin des filets, si Haris Seferovic s'était montré moins maladroit.

A noter également, la très belle performance du gardien nord-irlandais, Michael McGovern, qui aura permis d'entretenir le suspense jusqu'au bout. Mais, au final, c'est bien la Nati qui passe et espère faire au moins aussi bien qu'en 2014 (élimination en huitièmes de finale face à l'Argentine).    


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