FIFA : Blatter et Platini ciblent Infantino

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L’ancien président de la FIFA, Sepp Blatter, était bien là. Mercredi, son audition à Bellinzone en Suisse avait dû être repoussée en raison de certains problèmes de santé et ses difficultés à respirer. Mais ce jeudi, il a pu prendre la parole, sur certains sujets, dans le cadre du dossier autour d'un supposé paiement déloyal de deux millions de francs suisses. "Je ne répondrai pas aux questions de la FIFA parce que depuis mars 2016, le président de la FIFA (Gianni Infantino) ne m'a jamais répondu", a-t-il affirmé, dans des propos retranscrits par L'Equipe, face aux demandes de l'avocate de instance mondiale, Me Hohl-Chirazi.

Platini "valait son million" selon Blatter


Michel Platini, lui, a suivi la même ligne de conduite. Estimant avoir été traité de mauvaise manière par la FIFA, le triple Ballon d'Or a développé son propos : "Moi, on m'a fait passer pour un falsificateur de comptes et un blanchisseur d'argent. Le but, c'était que je ne devienne pas président. Ce n'est pas facile, quand vous êtes connu mondialement, de se faire critiquer mondialement". Plus tôt, Blatter ne s'était pas écarté de sa version concernant ce paiement supposé déloyal : celle d'un "contrat oral" passé entre lui et Michel Platini. "J’avais simplement cet homme chez moi et il valait son million", a clamé l'ancien patron du football mondial ; qui a ensuite su faire de Platini son conseiller : "Lorsque j’ai été élu comme président de la FIFA, nous avions un mauvais bilan. Mais je me suis dit qu’un homme qui a été dans le football pouvait nous aider, la FIFA et moi-même".

"Heureux d'être ici et que ça puisse se terminer"


"J'ai succombé au charisme de M. Blatter", a pour sa part glissé Platini, qui a affirmé qu'il était "sa caution du monde du foot dans un monde où il n'y a pas de footballeur". Le Suisse a mis en avant sa satisfaction de pouvoir s'expliquer devant les juges. "En fait, j'ai déjà été puni pendant sept ans (le début de la procédure pénale date de fin septembre 2015), c'est comme une éternité", a commenté Blatter, "heureux d'être ici et que ça puisse se terminer".


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