Coupe du Monde 2018 : Le Pérou au pied de la montagne

Reuters

Pour le Pérou-Danemark de ce samedi, on imagine tous de petits péruviens face à de grands danois. En fouillant dans cette piste, cette idée reçue se confirme. A la lecture de la liste des 23 sélectionnés de chacune des deux sélections, les Péruviens ne mesurent qu’en moyenne 1m78, alors que les Danois culminent à 1m86.

Au coup d’envoi, on aura les deux extrêmes de la compétition, la plus petite sélection face à la plus grande. Le Pérou jouera donc face à de solides gaillards de plus d’1m90 (Christensen, Kjaer, Dalsgaard,…) qui vont tenter de mettre beaucoup d’impact physique dans le cœur du jeu et devant. Seul l’attaquant Pione Sisto (Celta Vigo) est l’exception qui confirme la règle (1m73).

Mais la différence physique entre les deux équipes peut-elle faire la différence pour le Danemark ? On a tendance à répondre positivement à cette question. Là où cet écart peut se voir et se faire c’est sur les coups de pieds arrêtés. Le coup de patte du maître à jouer danois, Christian Eriksen peut faire la différence quand on connait les carences péruviennes dans cet exercice. Lors des éliminatoires, les coéquipiers de Paolo Guerrero, ont encaissé 10 de leurs 26 buts sur phases arrêtées (dont 2 penalties), soit 38% des buts encaissés. Une statistique que les analystes du staff danois ont dû relever et travailler ces derniers jours en préparant le match.

Des péruviens en confiance

Le premier match d’une Coupe du Monde est souvent très important pour la suite de la compétition. Les deux sélectionneurs l’ont compris. Depuis le tirage au sort, ils ont choisi d’affronter des équipes similaires. Pour le Pérou : la Croatie, l’Islande, l’Ecosse et dernièrement, la Suède. La dernière rencontre face aux Suédois était pour eux, une répétition grandeur nature face à « une équipe qui ressemble au Danemark » selon Edison Flores. L’ailier gauche péruvien est surement celui qui connait le mieux cette équipe danoise, puisqu’il évolue à Aalborg depuis 2016. Pour lui, ces deux pays voisins, « ont la même philosophie de jeu, ils se battent sur les deuxièmes ballons, et de là, ils créent leur football ».

Les Péruviens vont devoir miser sur la vitesse et une confiance qu’ils bénéficient depuis plusieurs semaines. En effet, la Blanquirroja n’a plus perdu depuis novembre 2016 et une défaite face au Brésil.