Coupe du Monde 2018 - Le Danemark veut revivre une belle épopée

Reuters



Il y a de ça une vingtaine d’années, le Danemark avait (entre autres) les frères Laudrup et Peter Schmeichel. Désormais, c’est le fils de ce dernier, Kasper, qui a pris le relais comme pilier de la sélection danoise, de retour au Mondial après une absence au Brésil il y a quatre ans. Mais la star de l’équipe n’est pas le plus volubile ou le plus démonstratif.

« Je suis toujours Christian de Middelfart et je ne suis pas une star mondiale », se présente Christian Eriksen, auteur d’une très belle saison avec Tottenham où il a encore passé un palier (14 buts et 13 passes décisives en 47 matchs). Avec les Rouge et Blanc, le milieu offensif de 26 ans à la frappe de balle soyeuse a aussi brillé avec un triplé lors du barrage retour face à l’Irlande (1-5) à Dublin. Même s’il a déjà prévenu qu’il quitterait la Russie si sa femme devait accoucher pendant la compétition.

Le but magnifique d'Eriksen face au PSG : 


Une potentielle absence qui pourrait être couplée avec celle de Niklas Bendtner. L’ancien Gunner, espoir déchu, a retrouvé un peu de superbe ces derniers mois du côté de Rosenborg (Norvège), mais il s’est blessé à l’aine et a finalement déclaré forfait. Daniel Wass, l’ancien pensionnaire de l’Evian TGFC moins en vue cette saison avec le Celta Vigo, ne fait lui pas partie de la liste des 23 du 12ème au classement FIFA. Martin Braithwaite sera lui bien présent après une demi-saison intéressante à Bordeaux.

« On a une bonne génération, un bon mélange de joueurs capables de jouer dans plusieurs systèmes de jeu, a confié l’ancien Toulousain à l’AFP. Tu ne sais pas comment on va jouer, en possession ou en jeu direct, privilégier les coups de pied arrêtés. On peut tout faire. Ce qui est intéressant, c'est que l'on a deux matchs avant de jouer la France. Il faut les gagner, sinon ça ne sert à rien. »

Comme lors de la Coupe du Monde 98, le Danemark a en effet la chance d’affronter le favori du groupe, les Bleus, lors de son troisième match. Une rencontre qui ne semble pas faire peur à Age Hareide, le sélectionneur des Dynamites danoises. « Je ne crois pas en cette équipe, a affirmé le Norvégien dans le quotidien Jyllands-Posten
. Les Français doivent travailler ensemble comme un groupe et n'ont plus de meneur comme Zidane, qui savait rassembler l'équipe. Les équipes du haut du classement mondial sont les meilleures au Mondial, seulement, ce n'est pas le cas de la France. Je l’ai vue contre la Pologne et la Suède à Stockholm : elle n'a rien de spécial. » De quoi rajouter un peu de piment aux retrouvailles avec la bande à Didier Deschamps prévues le 26 juin.

danemark


Gardiens : Kasper Schmeichel (Leicester City/ANG), Frederik Rönnow (Brondby IF/DAB), Jonas Lössl (Huddersfield Town/ANG)

Défenseurs : Simon Kjaer (FC Seville/ESP), Mathias 'Zanka' Jorgensen (Huddersfield Town/ANG), Andreas Christensen (Chelsea/ANG), Jens Stryger Larsen (Udinese/ITA), Jannik Vestergaard (Borussia Mönchengladbach/ALL), Henrik Dalsgaard (Brentford FC/ANG), Jonas Knudsen (Ipswich Town/ANG) 

Milieu de terrain : Christian Eriksen (Tottenham/ANG), Thomas Delaney (Werder Bremen/ALL), William Kvist (FC Copenhague), Lasse Schöne (Ajax/PBS), Lukas Lerager (Bordeaux/FRA), Michael Krohn-Dehli (Deportivo La Corogne/ESP)

Attaquants : Nicolai Jørgensen (Feyenoord/PBS), Andreas Cornelius (Atalanta/ITA), Pione Sisto (Celta Vigo/ESP), Viktor Fischer (FC Copenhague), Yussuf Poulsen (RB Leipzig/ALL), Martin Braithwaite (Bordeaux/FRA) et Kasper Dolberg (Ajax/PBS)

 





sisto


Si Christian Eriksen est évidemment LA star de cette sélection danoise, Pione Sisto a la potentiel pour être l’une des belles surprises du Mondial. Cet ailier, né en Ouganda il y a 23 ans mais arrivé au Danemark à deux mois, est devenu en deux ans un titulaire indiscutable au Celta Vigo. Très percutant et doté d’un QI football élevé, ce joueur à l’apparence un peu chétive a tout de même signé 4 buts mais surtout 10 passes décisives cette saison en Liga.

De quoi lui offrir une place dans le onze de départ d’Age Hareide depuis déjà plusieurs mois. Et faire taire certaines critiques au pays qui soulignent parfois un manque d’efficacité au niveau de ses dribbles. « Mon jeu est à risques, a répondu dans la presse danoise celui qui s’est révélé au FC Midtjylland. Mais même si je rate un dribble, je n’ai pas peur d’en retenter un autre dans la foulée. La pire chose que je puisse faire est d’avoir peur. Je sais qui je suis et je ne changerai pas ça. »

Danemark


Age Hareide a dû mériter le respect du peuple danois et faire taire les plus sceptiques, ulcérés par la nomination d’un Norvégien à la tête de leur sélection. Intronisé à la tête de Rouge et Blanc en décembre 2015 en remplacement de Morten Olsen, qui a manqué la qualification pour l’Euro français, le technicien de 64 ans a fait fort ! Les partenaires de l’ancien Lillois Simon Kjaer n’ont en effet plus perdu depuis octobre 2016 : une première depuis 110 ans !

Après une première expérience à Molde, club phare du championnat norvégien, Hareide a procédé à une petite visite de la Scandinavie durant toute sa carrière de coach : Helsingborgs (Suède), Brondby (Danemark), ou encore Rosenborg (Norvège) avant de prendre en main la sélection norvégienne de 2003 à 2008. Mais sans le même succès qu’actuellement puisqu’il n’est pas parvenu à qualifier les Rouge et Bleu pour la moindre compétition internationale. On pourrait appeler ça un coup d’essai…




Age Hareide ne l’a pas caché : l’objectif pour le Danemark est de rallier les quarts de finale comme en 1998. Les champions d’Europe 1992 peuvent légitimement envisager de sortir des poules, même si le Pérou ne sera pas un adversaire facile à vaincre. En 8èmes pourrait se présenter l’Argentine, la Croatie, l’Islande ou le Nigeria. Une autre paire de manche !

Danemark

 


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