Coupe du Monde 2018 - Equipe de France : Faut-il s’inquiéter pour Samuel Umtiti ?

Panoramic

Après Lionel Messi et Luis Suarez, place à Eden Hazard et Romelu Lukaku. Pour enchaîner les matchs face à des adversaires d’un tel calibre, mieux vaut être au top physiquement. Mais Samuel Umtiti l’est-il vraiment ? Ça n’est pas spécialement l’impression visuelle laissée lors des dernières minutes du quart de finale maîtrisé par les Bleus face à l’Uruguay vendredi (0-2). Car s’il arborait un large sourire après le coup de sifflet final, l’ancien Lyonnais n’a pas pu masquer quelques grimaces en fin de partie.

Et on se dit qu’heureusement la Celeste n’avait pas les capacités pour venir ébranler le solide bloc tricolore car une prolongation aurait pu faire grincer encore plus les genoux de « Big Sam ». Un problème récurrent pour le stoppeur du FC Barcelone depuis quelques mois. Suffisant pour gâcher sa fin de saison en Catalogne mais pas pour le voir être privé de la Coupe du Monde.

Varane : "Umtiti avait un peu de mal après le match"


Un Mondial qui, rappelons-le, avait bien mal commencé pour lui avec une main absurde commise face à l’Australie qui avait offert l’égalisation aux Socceroos. Depuis, Umtiti a retrouvé sa sérénité aux côtés d’un Raphaël Varane en état de grâce et avec qui il forme peut-être la charnière la plus solide depuis le début de la compétition. Moins impliqué à la relance que son compère, le Barcelonais a tout de même un meilleur pourcentage de passes réussies (91,3 % contre 88,4 % pour Varane).
 

Umtiti


En revanche, dans les duels, net avantage pour le Madrilène (70,3 % de duels gagnés contre 62,1 %) qui n’a commis que 2 fautes contre 5 pour Umtiti. Un Varane qui n’a pas caché les douleurs ressenties par son coéquipier après l’Uruguay : « Sam, ça va, il avait un peu mal après le match, a affirmé l’ancien Lensois en conférence de presse samedi. Mais c’est quelque chose qu’il sait gérer. Il connaît les soins à faire, il se connaît bien donc je ne me fais pas trop de soucis par rapport à ça. »

Varane et les douleurs d'Umtiti : 


Avant le 8ème de finale face à l’Argentine, Umtiti, qui porte une genouillère au niveau de son genou droit depuis le début de la compétition, avait d’ailleurs voulu rassurer les journalistes présents : « C’est vrai que je travaille avec les kinés et en salle aussi, a-t-il décrit. J’ai un travail spécifique à faire et je m’y tiens tous les jours pour être performant en match. Même si ça me prend du temps, il faut que je le fasse. C’est comme ça : il y a des périodes où, physiquement, on est un peu moins bien et ça s’est passé en fin de saison. Là, je me sens prêt à 100%, 200%, 1000% (sourires). »

Un rictus qui ne masque peut-être pas les douleurs ressenties, des douleurs qui pourraient s’avérer très handicapantes avant un choc face à une Belgique qui n’est jamais aussi dangereuses qu’en contres. Une demi-finale où il faudra énormément courir pour les défenseurs français. En espérant que les genoux d’Umtiti tiennent et grincent moins que face à l’Uruguay. Les Bleus pourraient le payer très cher sinon… 

Umtiti


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