Brésil-Argentine arrêté pour "raisons politiques", estime le gardien argentin

Panoramic

"C'est un sentiment amer. Nous nous sommes préparés pendant trois jours au Brésil pour jouer et après quelques minutes le match est annulé (...) pour des raisons politiques", a déclaré sans plus de détails le gardien argentin interrogé par la presse à l'aéroport de Buenos Aires. "S'ils nous avaient prévenus à notre arrivée au Brésil, il n'y aurait pas eu autant de chaos. C'est une honte, une honte parce que nous allions gagner", s'est-il emporté. Emiliano Martinez fait partie des quatre joueurs argentins évoluant dans le championnat anglais accusés d'avoir violé les protocoles anti-Covid au Brésil.

Evoluant à Aston Villa avec l'attaquant Emiliano Buendia qui n'était pas sur la feuille de match, ils avaient été libérés par leur club pour disputer deux des trois rencontres des qualifications, contrairement à d'autres joueurs africains ou sud-américains retenus par leurs clubs de Premier League. Ils ont tous deux embarqué lundi à destination de la Croatie où ils vont effectuer une période de quarantaine avant leur retour en Angleterre.

"Nous sommes quatre Anglais à avoir décidé de venir en raison de l'amour que nous avons pour le maillot. Après avoir gagné la Copa America (1-0 contre le Brésil en finale, ndlr), tout le monde voulait être là", ajouté le gardien de 29 ans. Il n'est pas encore clair si le défenseur Cristian Romero et le milieu de terrain Giovani Lo Celso, pensionnaires de Tottenham, allaient participer à la dernière rencontre prévue jeudi à Buenos Aires contre la Bolivie.

Dimanche quelques minutes après le coup d'envoi à Sao Paulo, des représentants de l'agence sanitaire brésilienne Anvisa et de la police fédérale sont entrés sur le terrain pour mettre fin à la rencontre. L'Anvisa accuse les quatre joueurs de l'Albiceleste évoluant en Angleterre d'avoir fourni de "fausses informations" dans leur formulaire d'entrée au Brésil, en omettant de signaler leur séjour britannique lors des quatorze jours précédant leur arrivée, échappant ainsi à une période de quarantaine. La Fédération argentine de football a de son côté nié tout "mensonge" de la part des joueurs concernés.

La Fifa a dit déplorer "les scènes précédant la suspension" de la rencontre et que "les informations seront analysées par les organes disciplinaires compétents et une décision sera prise en temps voulu".

Brésil - Argentine : retour sur une soirée surréaliste :


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