Coupe du Monde 2018 : Le Portugal peut-il refaire le coup de l’Euro ?

Reuters

Un nul riche d’enseignements. L’Espagne a eu beau délivrer un match impressionnant pour son entrée en lice, elle a dû se contenter du partage des points face au Portugal et Cristiano Ronaldo (3-3). Un score de parité aux goûts de victoire pour la Seleção, dominée mais jamais abattue par la Roja. Un match où le Portugal a conforté ses certitudes, celles d’une formation difficile à maîtriser sur 90 minutes, pleine de ressources et tenace face à l’adversité.

Sans démontrer une maîtrise totale des événements, les Portugais ont su prendre ce que l’Espagne leur a donné. Un penalty concédé par Nacho, une grossière erreur commise par de Gea, une faute inutile de Piqué… autant de situations converties avec brio par Cristiano Ronaldo, lancé dans ce Mondial comme un boulet de canon. Arrivée en Russie sur la pointe des pieds, la sélection portugaise a profité de son match inaugural pour s’affirmer comme un sérieux outsider à la victoire finale. Jamais sacré en Coupe du Monde, le Portugal peut se rapprocher d’une qualification en huitièmes en cas de victoire sur le Maroc. Surtout, la première place du groupe B est désormais d’actualité pour la formation de Fernando Santos.

Un match différent face au Maroc

"Je pense que le Portugal est plus fort que le Maroc."

André Silva

Avec un succès sur les Lions de l’Atlas, le Portugal se placerait idéalement avant de terminer sa phase de poules contre l’Iran. Méfiance toutefois face au Maroc de Mehdi Benatia, encore sous le choc de sa défaite inaugurale contre la formation iranienne (0-1).

"Je pense que le Portugal est plus fort que le Maroc, si on compare les deux équipes. Je ne suis pas en train de dire que cela va être facile, nous devons respecter toutes les équipes. Il n'y a pas de match facile en Coupe du Monde" a tenté d’expliquer tout en nuance André Silva, l’attaquant de l’AC Milan entré en cours de jeu contre la Roja.

Reste que le match de la Seleção face à l’Espagne a réveillé l’ambition lusitanienne, qui va devoir assumer cette fois-ci son statut de favori contre l’équipe d’Hervé Renard. A l’aise défensivement avec un dispositif et des joueurs idoines pour évoluer en contre, le Portugal va maintenant devoir jouer un peu plus contre-nature cette après-midi, en misant certainement d’avantage sur la possession. Savoir s’adapter, c’est aussi à cela que l’on reconnaît un futur champion du monde.