Coupe du Monde 2018 : La Suisse avait un plan anti-Neymar

Reuters

Pour son entrée en lice en Russie, la Seleçao avait sans doute rêvé d’un scénario plus favorable. Considéré comme le premier favori à la victoire finale, le Brésil a pourtant dû se contenter d’un match nul (1-1) face à la Suisse et a offert une prestation somme toute quelconque après l’ouverture du score spectaculaire de Philippe Coutinho (20e), se montrant incapable de faire la décision après l’égalisation de Steven Zuber peu après la pause (50e). A son avantage lors des matches de préparation, le Brésil a cette fois buté sur un Yann Sommer inspiré dans les buts de la Nati.

Neymar a bien tenté d’endosser le costume du héros mais le capitaine brésilien s’est enferré dans la nasse suisse, se coupant de ses coéquipiers à force de privilégier la solution individuelle. A croire que la tactique mise en place par Vladimir Petkovic, le sélectionneur suisse, a porté ses fruits. "L’idée était de faire sortir Neymar du match", a ainsi expliqué l’entraîneur helvète à l’issue de la rencontre dans des propos relayés par Bluewin.

Une première depuis 1998

Une allusion au traitement de faveur réservé au soliste parisien. Neymar a en effet subi pas moins de 10 fautes – soit plus que tous ses coéquipiers réunis (9) - lors de cette première rencontre. Du jamais-vu en Coupe du monde depuis 1998 et les 11 fautes enregistrées par Alan Shearer face à la Tunisie. A titre de comparaison, Cristiano Ronaldo et Lionel Messi n’en ont subi que quatre face à l’Espagne et trois contre l’Islande.

Vladimir Petkovic se défend toutefois d’avoir voulu faire mal au n°10 brésilien. "Il n’y a pas eu de faute grave et je pense que l’équipe a défendu proprement. La plupart des duels ont été corrects. Il y avait un homme à homme sur Neymar et c’était l’une des clés pour le neutraliser", a assuré le sélectionneur suisse. Neymar n’en a pas moins terminé la rencontre en boitant bas, passant son tour au moment de tirer certains corners ou privilégiant un centre sur un coup franc pourtant bien placé. De quoi évidemment faire naître quelques inquiétudes au Brésil.