Coupe du Monde 2018 - Allemagne : Hummels n'a pas aimé

Reuters

L’Allemagne n’avait plus connu telle infortune depuis 1982 et sa défaite historique face à l’Algérie (1-2), la première en Coupe du monde d’une équipe européenne face à une équipe africaine. Une défaite qui n’avait certes pas empêché la RFA de poursuivre l’aventure jusqu’en finale... De quoi quelque peu rassurer les Allemands après leur revers concédé face au Mexique pour leur entrée en lice en Russie (0-1).

Vainqueurs de la dernière Coupe du monde au Brésil, les hommes de Joachim Löw ont eu beau dominer les débats, tout du moins en terme de possession (67%), de tirs tentés (26 à 11) ou de passes réussies (515 à 228), c’est bien le Mexique qui l’a emporté (1-0). Une victoire étriquée qui aurait pu être plus lourde si les Mexicains avaient mieux négocié leurs nombreuses opportunités en contre-attaque. Un constat qui n’a pas échappé à Mats Hummels.

Des faiblesses défensives identifiées

"C'est relativement simple, nous avons joué comme contre l'Arabie Saoudite (en amical samedi dernier), sauf que le Mexique était un bien meilleur adversaire, a tout d’abord regretté le défenseur allemand en référence à la pénible victoire enregistrée en amical face aux Saoudiens (2-1). Nous avions pourtant évoqué les problèmes, comme les pertes de balle faciles et le manque de couverture derrière. Malheureusement, nous n'avons absolument pas pu mettre en pratique ce que nous avions dit, c'est pour cela que nous avons fait la première mi-temps que nous avons faite."

Et le Bavarois d’enchaîner en pointant du doigt le manque d’investissement de ses coéquipiers dans le repli défensif. "Le Mexique a mérité sa victoire, mais nous la lui avons rendue beaucoup trop facile, alors que nous savions ce qu'il ne fallait pas faire, a-t-il ajouté, précisant: "Quand sept ou huit joueurs partent à l’attaque, il est bien évident que la force offensive devient plus forte que la stabilité défensive. Derrière, il n’y avait souvent que Jérôme (Boateng) et moi. On s’est fait contrer sans pitié."