Les tribulations des Bleus en Chine

Reuters

Les Bleus le savaient, ils avaient tout à perdre, lundi, contre l'Australie. La défaite des coéquipiers de Nicolas Batum les a propulsés vers un quart de finale nettement plus difficile, en raison du calibre de l'adversaire (les Etats-Unis au lieu de la République tchèque), mais aussi à cause du trajet à prévoir entre les deux rencontres. Après avoir joué la deuxième phase de la Coupe du monde, à Nanjing, dans le nord du pays, Vincent Collet et ses hommes avaient près de 1500 kilomètres à faire pour rallier Dongguan, près de Hong Kong.

"C'est préoccupant. Ce déplacement est complètement insensé, pestait lundi le sélectionneur. Merci à l'organisation de nous ramener à Shenzhen (où les Bleus ont joué leur premier tour), d'où l'on fera encore un long transfert en bus. En plus de la fatigue du match, il va falloir gérer la fatigue du déplacement alors que les Américains sont pratiquement sur place." Privilège de vainqueur de groupe, les joueurs de Team USA n'avaient en effet que quelques dizaines de kilomètres à effectuer pour rallier leur nouveau camp de base.

Pour ne rien arranger, les Bleus ont connu quelques complications, comme le relaye Canal+. Leur avion avait une heure de retard, et leur bus a mis plus de deux heures pour effectuer les 80 derniers kilomètres, à cause du trafic routier chinois. Au total, le voyage aura ainsi duré plus de huit heures, ce qui n'est absolument pas l'idéal, en lendemain et veille de match.

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Après ce trajet chaotique, le staff de l'équipe de France a décidé d'annuler l'entraînement du jour. Les Tricolores n'auront que la journée de mercredi pour préparer la rencontre, qui aura lieu à 19 heures, heure local (13h en France).

"On va tout donner, promet Collet. Ce qu'il faut, c'est retrouver de l'énergie. Ça sera indispensable parce qu'on va franchir un cap dans la valeur athlétique. Dans la vitesse, les Américains sont les maîtres du monde. Il va falloir qu'on s'oppose à ça, et pour avoir une chance de s'y opposer, il va falloir des jambes. On va tenter l'impossible exploit. On sait ce que ce match représente."