Le nouveau défi des Bleus

FIBA

Des sourires, des accolades et quelques cris. Rien de plus. Que ce soit sur le parquet sitôt le match terminé ou dans l’intimité du vestiaire, les Bleus ont accueilli avec un calme étonnant leur incroyable victoire face aux Etats-Unis (89-79). Les hommes de Vincent Collet ont beau avoir fait tomber Team USA, l’essentiel est ailleurs pour le groupe tricolore et son sélectionneur. Malgré le prestige de l’adversaire, il ne s’agissait en effet que d’un simple quart de finale.

"Ça fait cinq ans qu’on attend ça. Cette fois on a tout en main"

"J'ai dit aux gars : 'Pas de joie, on ne montre rien, parce qu'on n'a rien fait. On a fait un gros quart contre une énorme équipe, on fait un exploit certes, mais on n'a pas de médaille autour du cou. On peut être contents mais à minuit et une minute, on passe à l'Argentine", a ainsi expliqué le capitaine Nicolas Batum, déjà la tête à la demi-finale et échaudé par l’expérience de 2014. Car lors du précédent mondial, les Bleus avaient réussi un incroyable exploit en s’offrant le scalp de l’Espagne sur ses terres. Las, deux jours plus tard, ils étaient passés au travers contre la Serbie. "Ça fait cinq ans qu’on attend ça. Cette fois on a tout en main", a renchéri le joueur des Hornets, qui se souvient également de l’Euro 2005 lorsque les Bleus avaient chuté face à la Grèce deux jours après s’être offert le scalp de la Serbie à domicile.

L'Argentine impressionne

Et les Français ont d’autant plus de raisons de se méfier que l’Argentine présente de très solides arguments. Les Bleus l’avaient certes tranquillement emporté face aux hommes de Sergio Hernandez lors de leur dernier match de préparation en France  (77-58), mais les Argentins ont signé un parcours sans faute depuis le début de la compétition avec six victoires en six matches, dont cinq avec au moins 10 points d’écart. En quarts de finale, les Sud-Américains, déjà vainqueurs de la Pologne et de la Russie lors des phases de groupes, se sont notamment offert le scalp de la Serbie (97-87), considérée par beaucoup comme le véritable favori à la victoire finale.

Surtout, alors que la France a pu s’appuyer sur ses points forts et notamment le jeu de transition pour dominer Team USA en quarts de finale, les troupes de Vincent Collet vont être confrontés à un tout autre défi, avec du jeu sur demi-terrain, ce qui colle moins aux qualités des Tricolores. "Il va falloir se montrer très patient", a d’ailleurs insisté l’entraîneur tricolore, forcément inquiet de constater que les Argentins ont également bénéficié d’un jour de repos supplémentaire. C’est bien un nouvel exploit que les Bleus vont devoir réaliser à Pékin pour décrocher leur billet pour la finale.

Ce qu'il faut savoir avant Argentine-France: