WRC : Des manches en Inde, Russie ou encore en Amérique du Nord demandées par les constructeurs

Toyota, Hyundai et Ford M-Sport comptent avoir une voix qui pèse. Les trois constructeurs actuellement engagés en WRC ont confirmé de concert leur volonté de rester présent au plus haut niveau du rallye pour les trois saisons à venir mais, en contrepartie, ils comptent avoir du poids quant à l’évolution du championnat tant sur le plan technologique, avec l’arrivée de moteurs hybrides dès 2022, que sur celui de l’organisation. Alors que des pays comme l’Estonie, la Finlande ou encore la Croatie ont été conviés au calendrier du WRC, les constructeurs ont des demandes très particulières, comme l’a confirmé dans un entretien accordé au magazine britannique Autosport le directeur du rallye à la Fédération Internationale de l’automobile, Yves Matton. « Le WRC se nourrit de la diversité et tire le meilleur parti des conditions locales. Donc, nous continuerons à recevoir des propositions innovantes dans le monde, a confié ce dernier. Notre stratégie consiste toujours à avoir une empreinte mondiale. Cette approche n'est pas seulement l'objectif de la FIA mais aussi celui des constructeurs. Ils demandent à aller en Chine, en Amérique du Nord, en Russie et dans des pays comme l’Inde. »

Le WRC compte vite revenir à la normale


Face à la situation sanitaire actuelle, les organisateurs du WRC ont dû faire preuve de souplesse pour articuler leur calendrier. La preuve en a été l’ajout d’une épreuve autour du circuit de Monza en fin de saison alors qu’une épreuve en Belgique sur les fondations de l’historique rallye d’Ypres était également prévue. Mais, alors que la saison 2020 a été essentiellement centrée sur l’Europe, l’idée d’une expansion internationale sera de nouveau explorée à l’avenir. « Nous ne pouvons pas rester immobiles. Si le sport doit évoluer et se développer, nous devons nous assurer d'attirer de nouveaux publics et de nouveaux investisseurs, ajoute Yves Matton. Il faut un potentiel ainsi que des infrastructures pour organiser une manche du championnat du monde des rallyes mais nous avons toujours été désireux d'explorer de nouveaux marchés et d'étendre la portée de ce sport. Ce ne serait pas un championnat du monde si les rallyes se tenaient exclusivement en Europe, donc les longs voyages sont indispensables. Bien sûr, il faut trouver un juste milieu pour s'assurer que ces épreuves soient les plus rentables possibles. » Toutefois, l’expérience de la saison dernière sera mise à profit pour permettre un plus haut niveau de flexibilité à l’avenir.

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