En attendant la Fed Cup « new look »...

La Fed Cup devait (et doit toujours) passer, en 2020, au même format que la Coupe Davis - avec plusieurs affrontements en deux simples et un double, sur une semaine et dans un lieu unique. Au vu du contexte, il est de plus en plus probable que l'équipe de France demeurera tenante du titre une année supplémentaire, ce qui prolongera d'autant plus les effluves tricolores de cette dernière édition dans sa configuration classique. Si la compétition s'était bien déroulée comme prévu la semaine dernière à Budapest, du mardi 14 au dimanche 19 avril, les Bleues n'auraient donc eu que quatre malheureux petits mois pour savourer leur exploit en Australie.

Contrairement à la Coupe Davis, maintenue en fin d'année, les dates du tournoi final ont ainsi été radicalement bouleversées par rapport au calendrier traditionnel. Impossible d'imaginer une quelconque idée de reprogrammation, mais quoi qu'il en soit, la situation est la même pour tout le monde : sportivement, les blessées sont les seules gagnantes de cette pause forcée. Il n'y en avait aucune recensée en équipe de France, dont les joueuses se sont tout de même retrouvées virtuellement en début de semaine. Seule Caroline Garcia manquait à l'appel, ce qui a dû contraindre Alizé Cornet à justifier et à excuser sa camarade face aux immanquables (et immédiates) rumeurs des réseaux sociaux.

Les Bleues devaient affronter, dans leur poule, la Russie ainsi que l'hôte hongrois. Autre différence avec la Coupe Davis, il n'y a que quatre groupes de trois et un passage direct aux demi-finales, alors que les garçons doivent d'abord passer par des quarts (après une phase à six poules de trois). Les questions restant en suspens sur tous les sujets du monde, la Fed Cup n'échappe donc pas à la règle : Océane Dodin, en forme en début de saison, a-t-elle laissé passer sa chance de rejoindre l'équipe ; à un tout autre niveau, Serena Williams rejouera-t-elle un jour avec les Etats-Unis ?