Hamilton gagne son bras de fer face à Verstappen

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Max Verstappen peut être fier de sa première pole en carrière. 60 tours durant – sur 70 – le Néerlandais a dominé les débats ce dimanche sur le Hungaroring, au volant d’une Red Bull dont il sait exploiter au maximum le potentiel limité. Passé un bref intermède de six boucles entre son premier arrêt (26e tour) et celui de Lewis Hamilton (32e tour), le récent lauréat du GP d’Allemagne a mené la course jusqu’au 67e tour de circuit, contraint alors de s’incliner devant le quintuple champion du monde.

Le tournant de ce Grand Prix est intervenu au terme du 48e tour, quand Mercedes a décidé de jouer son va-tout pour son leader en adoptant une stratégie improvisée à deux arrêts. Un choix payant puisque Lewis Hamilton, après avoir quelque peu tardé à monter ses pneus en température, a dès lors fondu sur le Batave, lui reprenant plus de deux secondes au tour. Dans le premier virage de cette fameuse 67e boucle ainsi, le fer de lance du team Red Bull, en mal cruel d’adhérence, devait s’avouer vaincu.

Une semaine après sa neuvième place à Hockenheim, voilà Lewis Hamilton de retour au sommet, pour la huitième fois de la saison – la 81e de sa carrière en F1. Avec d’autant plus de satisfaction sur un plan personnel que son coéquipier et premier dauphin au classement général, Valtteri Bottas, s’est contenté de la huitième place ce dimanche. Non sans avoir abimé son aileron sur la monoplace de son homologue en tout début de course. La concurrence des Ferrari de Sebastian Vettel et Charles Leclerc, troisième et quatrième sous le drapeau à damiers, demeurant du reste très lointaine.  

"L'équipe a cru en moi et a su prendre des risques. On est ensemble depuis sept ans et on reste motivé. J'aime quand on vit une course comme ça, quand il faut attaquer de la sorte, c'est génial, jubilait à chaud le grand gagnant de cette étape hongroise, sur l’antenne de Canal+. Il fallait surveiller la température des freins et j'ai pu tenter ma chance à la fin. C'était superbe car Verstappen a fait preuve d'une très belle défense. Je ne savais pas si je pouvais rattraper 19 secondes, si mes pneus pouvaient encaisser tout ça, mais l'équipe m'a dit de garder la tête baissée, de continuer à attaquer. C'étaient des tours de qualifications à chaque tour sur la fin du Grand Prix. Je suis fier de l'équipe et je leur tire mon chapeau !"