Hamilton et Mercedes raflent tout

Reuters

"Tout s'est joué au départ". Lewis Hamilton et Valtteri Bottas ont eu la même analyse concise et pertinente au sortir de ce Grand Prix de Chine dimanche. Pour la 1000e course de l'histoire de la Formule 1, les deux pilotes Mercedes ont à nouveau dominé les débats avec, pour le deuxième week-end de rang, le champion du monde en titre sur la plus haute marche du podium. Le Britannique a réussi un numéro qu'il affectionne, dépassant le Finlandais grâce à un départ parfait pour ensuite faire cavalier seul jusqu'à la ligne d'arrivée.

Bottas, arrivé plus de 6 secondes après son camarade, n'a pas été inquiété par ses poursuivants. Sebastian Vettel, aidé par la décision de son écurie de demander à Charles Leclerc de ne pas lui opposer de résistance, monte enfin sur le podium après deux premières courses décevantes. Leclerc, intéressant dans son envie de résister à Max Verstappen, finalement trop rapide, continue son début de saison prometteur en bouclant à nouveau cette troisième épreuve de la saison dans le top 5. Néanmoins, le Monégasque n'est pas parvenu à masquer sa frustration face au choix tactique de Ferrari qui a probablement privé ses deux pilotes des 3e et 4e places, Verstappen s'étant intercalé derrière le trio de tête.

"Je n'étais pas ridicule. Seb poussait, mais quand il m'a doublé, on était sur la même performance. Je ne sais pas trop, il faut que j'en discute. Vu du cockpit, c'est difficile à digérer, mais parfois on n'a pas la même image générale lorsque l'on est dans la voiture donc on doit discuter. Je n'ai pas envie de commenter", a déploré Leclerc au micro de Canal Plus. Pierre Gasly, 6e derrière Leclerc sur la ligne d'arrivée, a réussi le petit exploit de s'offrir le point de bonus du tour le plus rapide de la journée dans les tous derniers instants. Contrairement à son compatriote, Romain Grosjean, en difficulté tout du long, n'a pu intégrer les points et doit se contenter d'une 11e place.

Outre le retour sur le trône de Lewis Hamilton, l'autre enseignement majeur de ce troisième Grand Prix est la domination sans partage de Mercedes. Il faut remonter à 1992 pour trouver une autre écurie capable de placer ses deux pilotes aux deux premières places des trois premières courses de la saison. Il s'agissait des Williams de Nigel Mansell et Riccardo Patrese. Mercedes tentera un quadruplé inédit dans 15 jours à Bakou, en Azerbaïdjan.