GP du Qatar : Une enquête sera diligentée par Pirelli après les crevaisons vues à Losail

La F1 espérait ne pas revivre le cauchemar de Silverstone 2020. Sur un circuit à haute vitesse, les pneumatiques fournis par Pirelli avaient souffert avec plusieurs défaillances comme celle de Lewis Hamilton, qui avait passé la ligne d’arrivée sur trois roues. Mais la première édition du Grand Prix du Qatar, disputé sur l’intense circuit de Losail, a fait vivre une mauvaise journée au manufacturier italien. En effet, quatre pilotes ont subi tour à tour des défaillances après avoir parcouru plus de 30 tours sur le même train de pneus.

Des incidents qui ont une nouvelle fois mis Pirelli dans l’embarras et le patron de la branche sports mécaniques de la société milanaise, Mario Isola, a tenté de donner des éléments d’explication peu après la course. « Il y a de nombreux éléments que nous devrons prendre en compte, a confié ce dernier. Il y a bien évidemment l’usure importante car tous les pneus étaient complètement usés, l’incidence des vibreurs à haute vitesse car, lors de quasiment tous les tours, les pilotes sont passés sur ces vibreurs. »


Isola : « Nous ne voulons pas exclure la moindre piste »

Indécis quant à ce qui a pu causer une perte de pression dans les pneus, Mario Isola a assuré qu’elle était « soudaine et pas immédiate car tous les pilotes, excepté Nicholas Latifi, ont pu revenir au garage avec un pneu à plat ». Assurant qu’il y a « beaucoup d’éléments à prendre en compte » pour établir la chaîne des événements ayant provoqué les défaillances subies par Valtteri Bottas, Lando Norris, George Russell et Nicholas Latifi, le dirigeant italien a affirmé qu’une enquête sera menée pour avoir toutes les réponses. « Nous allons retourner à Milan avec les pneus, a affirmé Mario Isola. Comme toujours, nous allons mener une enquête et essayer de comprendre ce qui a pu arriver. »

Au-delà de la longueur des relais, avec les pneus qui ont cédé après plus de 30 tours d’utilisation, les débris pourraient avoir une responsabilité dans ces incidents. « Il est évident qu’un pneu usé est moins protégé contre les impacts liés au pilotage. Hier (samedi), on a pu voir cela arriver avec l’aileron avant. On a vu plusieurs voitures endommagées au niveau d’autres éléments tels le fond plat, les ailerons ou le châssis. Nous ne voulons pas exclure la moindre piste. N’importe quel débris ou vibreur peut provoquer une petite crevaison, faire s’échapper l’air contenu dans le pneu. »


>