F1 : Max Verstappen encore intouchable à Silverstone ?

Reuters

Le Néerlandais de 24 ans aborde la 10e manche de la saison (sur 22) avec 46 points d'avance sur son coéquipier chez Red Bull, le Mexicain Sergio Pérez, au classement des pilotes. Une avance qu'il voudra évidemment conforter, même s'il entretient une relation contrariée avec le circuit depuis son arrivée en F1 en 2015, alternant podiums et abandons. L'an dernier, il avait été contraint d'abandonner après avoir été propulsé dans le mur par Lewis Hamilton, un incident revenu au premier plan cette semaine lorsqu'a été exhumé un entretien de l'ancien champion brésilien Nelson Piquet dans lequel il avait qualifié le Britannique de "petit noir".

En 2020, Verstappen avait terminé 2e, puis décroché la victoire la semaine suivante lors du Grand Prix des 70 ans de la F1 sur ce même tracé. Quand il n'a pas abandonné, le Batave a signé comme plus mauvais classement une cinquième place, en 2019. "La performance de ce week-end dépendra de notre capacité à trouver le juste équilibre et nous aurons également besoin d'une bonne stratégie de pneus, car la dégradation y sera élevée", analyse à l'aube de la manche Verstappen, en quête de sa 7e victoire de la saison. Déjà...

Et de prévenir: "Il y a beaucoup de choses que nous devons régler ce week-end, ce ne sera pas une promenade de santé". Après un début de saison mitigé essentiellement dû à des problèmes de fiabilité, "Mad Max" est désormais en pole position pour sa propre succession au titre de champion du monde. Sa démonstration au Canada et en Azerbaïdjan en juin -- deux courses qu'il a dominées de la tête et des épaules -- en témoigne.

"Combler l'écart"

Derrière, Charles Leclerc et Ferrari, qui ont dominé le championnat en début de saison, sont désormais largement distancés par Red Bull: 76 points séparent les deux écuries et Leclerc, relégué à la troisième place au championnat, pointe à 49 unités de Verstappen. Presque deux jokers d'avance sachant qu'une victoire vaut 25 points. Stratégie ratée, fiabilité en question... ces dernières semaines, la Scuderia a laissé sa rivale autrichienne s'envoler au championnat et n'a aujourd'hui plus droit à l'erreur si elle veut tenir la dragée haute à la concurrence. "Nous n'avons pas été euphoriques au début de la saison, alors nous n'allons pas être abattus maintenant", a tempéré le patron de la Scuderia, Mattia Binotto mi-juin.

Sur l'historique tracé anglais, Mercedes, modeste troisième du championnat, attend, elle, toujours son come-back tandis que ses pilotes, les Britanniques George Russell et le septuple champion du monde de F1 Lewis Hamilton, sont 4e et 6e du championnat. L'écurie basée à Brackley, tout près de Silverstone, tentera donc chez elle de faire bonne figure, portée par une série de modifications apportées sur la W13 et ainsi (enfin) dompter sa monoplace à l'aérodynamique originale. "Nous savons que les deux premières équipes ont un avantage considérable, notre défi est donc de combler cet écart. Silverstone nous a réussi par le passé, nous avons des améliorations à venir, et c'est une piste plus lisse", a assuré son patron, Toto Wolff. Suffisant pour voir "Sir Lewis" et "Mister George" revenir sur le devant de la scène ?


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