F1 : L'indomptable Max Verstappen

Reuters

Depuis ses premiers tours de roues en Formule 1 en 2014, sur la Toro Rosso habituellement dévolue au Français Jean-Eric Vergne, il était écrit que Max Verstappen allait faire de grandes choses dans cette discipline. Au Brésil, pour sa première séance d’essais libres cette année-là, le Batave a signé un sixième temps : flatteur pour son égo, dévastateur pour le Français qui voit la porte de sortie à la fin de la saison. Quelques années plus tard, voilà le numéro 33 sacré au nez et à la barbe de Lewis Hamilton dans le dernier tour du dernier Grand Prix, à Abu Dhabi.

Max Verstappen remporte le championnat pour la première fois de sa carrière à 24 ans et ce titre vient non seulement récompenser une voiture polyvalente et sûre avec sa propulsion Honda mais également un pilote qui a su mettre (un peu) d’eau dans son vin. Comparé ces dernières années à une tête brulée, incapable de reconnaître ses torts (c’est encore le cas), le Batave s’est canalisé, a pris le temps d’apprendre et d’écouter. S’il s’est battu avec Valtteri Bottas pour la deuxième place lors des dernières saisons, il était clair que la donne serait différente en 2021.

Constant et sans pitié

Avec Sergio Pérez en coéquipier de luxe, le fils de Jos Verstappen a pu bénéficier d’une aide supplémentaire (et précieuse) dans sa lutte avec Lewis Hamilton. Avec une RB16B façonnée au millimètre, il se montre  sûr de ses forces dès l’entame du championnat. En pole position à Bahreïn pour le Grand Prix inaugural, il est contraint de rendre la première place au Britannique en raison d’un dépassement de trajectoire.

Le Batave n’en reste pas là et reprend le dessus à Imola puis à Monaco, avec ce mano-a-mano qui s'est poursuivi tout au long de la saison. Devant au championnat, le pilote Red Bull Racing vit une fin d’année stressante puisque Lewis Hamilton s’impose au Brésil puis au Qatar et en Arabie Saoudite. Le scénario du Grand Prix final d’Abu Dhabi est connu, Max Verstappen peut jubiler, son pilotage, sa hargne, son écurie et son coéquipier ont permis au Batave de l’emporter.


>