F1 - GP de France : Un Grand Prix à oublier pour Ferrari


Après deux poles consécutives de Charles Leclerc, une deuxième place de Carlos Sainz Jr à Monaco et une quatrième place de Charles Leclerc à Bakou, la Scuderia Ferrari est tombée de haut au Grand Prix de France. Pourtant, les qualifications s'étaient bien terminées avec une cinquième place pour l'Espagnol et une septième pour le Monégasque. Mais dès le début de la course, les choses ont basculé avec les arrêts au stand. Leclerc, le premier à s’arrêter pour chausser des pneus durs, a vu son rythme de course être perturbé. Alors qu'il pointait à la septième place au 28eme tour, le pilote Ferrari s'est peu à peu fait dépasser par Daniel Ricciardo, Lando Norris, Fernando Alonso, Pierre Gasly mais aussi son coéquipier Carlos Sainz, en raison d'une dégradation importante de ses pneus qui l'ont obligé à s’arrêter une deuxième fois pour passer en médiums. Le résultat final fut donc bien loin des espérances de l'écurie italienne avec aucun pilote dans les points. Ferrari perd 18 points sur son concurrent direct McLaren qui repasse devant au classement des constructeurs et pointe désormais à la troisième place avec 16 points d'avance. La raison de cet échec réside dans le train de pneus avants, une tendance que les pilotes ont vite constatée, comme Carlos Sainz Jr l'a déclaré en conférence de presse : "Je ne vais pas mentir, il y a une tendance. Nous y pensons à chaque course. Nous savons que nous avons un peu plus de difficultés en course qu'en qualifications. Mais je dois dire qu'il y a aussi eu quelques week-ends cette année où ce problème n'est pas apparu. Par exemple, à Barcelone, le rythme de course était bon. Il est clair que nous avons une fenêtre très étroite pour nos pneus avants, donc nous connaissons beaucoup plus de graining ou d'usure que nos concurrents."


Un problème qui va devoir être réglé dès ce week-end en Styrie


Un problème de pneumatiques qui devrait entraîner une refonte majeure des composants de la monoplace, notamment au niveau des jantes, selon le directeur de l'écurie italienne Mattia Binotto. "Je pense que nous pouvons améliorer la situation mais pour la résoudre, nous devons changer notre matériel, comme les jantes par exemple. En raison du règlement, cela n'est pas possible", explique-t-il. Il estime que cette usure des pneus provient de deux problèmes majeurs : le type de pistes, car certaines ne sont pas favorables à l'écurie italienne du point de vue de ses pneus et jantes, et les conditions météorologiques. En effet une pluie matinale a nettoyé la majeure partie des dépôts de gommes, la piste n'offrait alors plus le même niveau d'adhérence et favorisait le graining. Une difficulté majeure que Ferrari souhaite avant tout améliorer pour l'année prochaine avec la nouvelle réglementation en vigueur qui pourrait faire basculer le destin de certaines écuries.

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