AlphaTauri : Des économies à prévoir avec le report à 2022 du nouveau règlement, assure Franz Tost

Attendues à Melbourne le 12 mars dernier, les monoplaces 2020 de Formule 1 ne prendront pas la piste avant quelques semaines. Face à la crise sanitaire à laquelle le monde doit faire face, les huit premières manches de la saison ont été soient reportées, soit annulées comme l’Australie et Monaco. Mais ces châssis 2020 auront droit à un surplus de durée de vie puisque, face à ces circonstances particulières, la FIA, la F1 et les écuries ont décidé de reporter à 2022 la révolution attendue la saison prochaine. Une saison 2021 qui devra être effectuée avec l’essentiel des monoplaces 2020, notamment ce qui touche au châssis et à la boîte de vitesses. Une décision qui, à en croire le patron de l’écurie AlphaTauri Franz Tost, permettra des économies massives. « Chaque pièce a deux faces, assure ce dernier dans un entretien accordé au magazine britannique Autosport. Ce qu’il y a de positif avec cette crise du coronavirus, c’est que nous n’aurons pas à mener de front deux développements cette année. »

Le règlement financier va brider les écuries


Mais si le règlement technique a bien été repoussé à 2022, ce n’est pas le cas de l’autre partie de la révolution voulue par la FIA et Liberty Media : un contrôle plus drastique des coûts. En effet, dès 2021, les écuries ne pourront pas dépenser plus de 175 millions de dollars (159 millions d’euros) pour tout ce qui touche à la performance de la monoplace sauf ce qui touche au marketing, les salaires des pilotes et des trois plus hauts salaires. C’est ce qui fait dire à Franz Tost que la F1 fera d’importantes économies cette année. « Nous ne pouvons pas développer la monoplace 2022 avant le début de l’année 2021. Cela signifie que ce développement sera régi par la limitation du budget, assure le patron de l'écurie de Faenza. C’est un élément très important car il permet d’économiser beaucoup d’argent. Cela signifie qu’un double développement très coûteux n’est plus nécessaire. » Un contretemps qui, en fin de compte, devrait permettre à la F1 d’atteindre moins difficilement son objectif qui est de niveler les valeurs afin de relancer la compétition en piste.