Euro : Des Bleues revanchardes

Après avoir donné une liste de 15 éléments la veille, Olivier Krumbholz a ajouté vendredi matin la Brestoise Pauletta Foppa dans le groupe qui participera au premier tour de l’Euro de handball féminin, que les Tricolores entament vendredi (18h15) face au Monténégro. Une compétition qui ne se déroule finalement qu’au Danemark puisque la Norvège, co-organisatrice de l'évènement, a renoncé à l'accueillir à deux semaines de son coup d'envoi en raison de la pandémie de Covid-19. C’est donc dans un contexte très particulier que les Bleues vont défendre leur titre, alors que toutes les équipes devront vivre dans une bulle et respecter un protocole sanitaire très strict. Et un premier match, le Pays-Bas-Serbie de vendredi soir (20h30) a dû être décalé de 24h, une joueuse serbe ayant été testée positive au coronavirus.

"Je n'ai pas envie de paniquer même si je prends la menace très au sérieux. On fait attention et l'on respecte scrupuleusement les règles sanitaires, mais je refuse d'entrer dans une psychose", confie à ce sujet la capitaine Siraba Dembélé-Pavlovic, de retour en équipe de France après avoir donné naissance à des jumeaux. Un contexte dont il va falloir faire abstraction, pour d’abord s’extirper de ce groupe qui, outre le Monténégro, comprend également la Slovénie et l’hôte danois. "Nous avons surtout envie de bien commencer, explique Krumbholz sur le site de la Fédération française de handball. Sur les quatre dernières compétitions depuis 2016, nous avons perdu trois fois le premier match. Le défi est d’être au top tout de suite, je suis persuadé que la densité de la concurrence ne nous permettra pas le moindre faux-pas initial."

 

Krumbholz : "Pas dans la meilleure partie de tableau"


Après avoir beaucoup délégué et laissé de l’autonomie à son groupe, "Coach K" se veut désormais plus interventionniste ("Je vais me remettre totalement au centre et ferai preuve d’autorité si nécessaire", déclare-t-il à L’Equipe). Car il ne veut pas revivre la même expérience que lors d’un Mondial 2019 catastrophique, où les Bleues, après un revers initial contre la Corée du Sud (27-29), avaient été éliminées dès le premier tour, et fini à la 13e place. Ambitieuses malgré l’absence d’Allison Pineau, victime d’une fracture du nez, les Tricolores, désireuses de montrer un autre visage que l’an dernier au Japon, sont bien au Danemark "pour gagner" comme l’a encore martelé leur capitaine.

"L’ambition est toujours là, nous avons du potentiel et une ossature malgré tout particulièrement expérimentée, largement de quoi rejoindre le dernier carré, confirme Krumbholz. Maintenant, nous ne sommes pas dans la meilleure partie de tableau, mais oui on s’avance avec beaucoup d’envie et des objectifs élevés, tout en ayant toujours conscience qu’un championnat d’Europe est très difficile." Au tour principal, l’équipe de France, déjà qualifiée pour les Jeux olympiques, devrait en effet croiser les vice-championnes du monde espagnoles ainsi que les Russes, médaillées de bronze du Mondial nippon et championnes olympiques en titre. Ces dernières qui font partie, avec les Bleues mais aussi les championnes du monde néerlandaises ainsi que le Danemark et la Norvège, des favorites de cet indécis Euro.