Euro Espoirs - Les Bleuets peuvent-ils le faire ?

Panoramic

33 ans d’attente. En 1988, l’équipe de France Espoirs remportait pour la seule fois de son histoire l’Euro, en dominant la Grèce en finale. Une formation qui comptait notamment dans ses rangs Eric Cantona et le futur champion du monde Laurent Blanc. L’équipe de 2021 sera-t-elle son héritière ? On va avoir des éléments de réponse dès lundi, puisque les hommes de Sylvain Ripoll entament le deuxième acte de la phase finale de l’Euro par un quart de finale contre les Pays-Bas lundi (18h) à Budapest.

"C’est la dernière ligne droite d’une aventure de deux ans, avec dix-huit mois d’éliminatoires longs et fastidieux. En mars, malgré un mauvais départ lors de la phase de poules, on a décroché notre ticket. Il y a désormais un plateau de rêve et un quart de finale contre une très belle équipe", confie le sélectionneur des Bleuets dans un entretien accordé à Ouest-France. Surpris d’entrée par le Danemark en mars lors de la phase de poules (0-1), ses hommes avaient successivement dominé la Russie et l’Islande sur le même score (2-0), obtenant ainsi leur qualification pour les quarts.

Mais l’équipe a bien changé depuis. Elle a notamment perdu deux joueurs ayant porté le brassard de capitaine, Mattéo Guendouzi, sur blessure, et Jules Koundé, appelé pour la première fois chez les A pour disputer l’Euro. Et les Nantais Randal Kolo Muani et Alban Lafont, le gardien titulaire, sont eux restés avec leur club, qui a obtenu son maintien en Ligue 1 lors du barrage face à Toulouse (2-1, 0-1). L’équipe de France Espoirs comptant un réservoir non-négligeable, elle a toutefois pu se renforcer avec les retours d’Houssem Aouar et de Dayot Upamecano, passés par les A, et de Moussa Diaby.
 

Une équipe avec plus de variété


"Contre le Danemark et sur la phase de poules en mars, on n’avait peut-être pas suffisamment d’arguments de vitesse, qui sont notamment les caractéristiques d’un garçon comme Moussa Diaby, apprécie Ripoll, interrogé en conférence de presse dimanche. C’est important d’avoir cette variété, pour être moins lisible par l’adversaire et avoir des cartouches diverses. Pour Houssem, on connaît sa capacité à mettre du liant dans les rouages collectifs, à amener de la clarté dans notre jeu et du déséquilibre chez l’adversaire, et à être capable de percuter dès que les espaces s’ouvrent. C’est bien de les avoir avec nous."

Le technicien breton, qui a appelé le Stéphanois Etienne Green pour remplacer numériquement Lafont, a par ailleurs annoncé que c’est le portier de Leeds, Illan Meslier, qui serait titulaire lundi. Et il a "toute confiance" en lui pour arrêter les Néerlandais, emmenés par Justin Kluivert, et qui comptent dans leurs rangs deux joueurs de Ligue 1, le Lillois Sven Botman et le Parisien Mitchell Bakker. Le profil plus offensif des Oranje, qui évolueront en 5-3-2, pourrait profiter aux Bleuets, moins à l’aise face à des blocs bas comme le Danemark, opposé à l’Allemagne en quarts. C’est en tout cas ce qu’espère leur sélectionneur. Dans l’autre partie du tableau, les deux autres quarts mettront aux prises l’Espagne et la Croatie et le Portugal et l’Italie.

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