Sakho ne se contente pas du banc

Mamadou Sakho est bien parti pour disputer l’Euro. Lorsque le défenseur de Liverpool est disponible, il est rare que Didier Deschamps l’oublie. En revanche, il ne semble pas favori pour être titulaire… "Si c’est votre sentiment que je suis n°3 dans la hiérarchie, je le respecte, a-t-il lâché sur RMC. Tout le monde a son ressenti personnel, on verra… Seul le coach fera ses choix et il faudra les respecter. Tant qu’on sait qu’on fait partie du collectif, qu’on donne le maximum quand on fait appel à nous et qu’on est là afin de se battre pour ce maillot… Mais on ne se contente jamais d'être sur le banc, sinon autant rester devant sa télé."

"J’ai encore faim, j’ai encore envie de grandir et de donner."

Mamadou Sakho

A 26 ans, Mamadou Sakho a toujours représenté un certain esprit de l’équipe de France, de par son attitude et son énergie qui rejaillissent dans sa manière de jouer, pas très classe mais toujours dure sur l’homme: "J’ai encore faim, j’ai encore envie de grandir et de donner. Il y a beaucoup de joueurs talentueux, Laurent Koscielny et Raphaël Varane sont très bons. D’autres ne sont pas là et sont très bons aussi, Kurt Zouma s’est blessé et je l’ai eu au téléphone… Eliaquim Mangala n’est pas là non plus." Et à l’instar de tous ses copains, il ne dit rien sur l’affaire de la "sextape". Mais…

Il n'oublie pas Ribéry

"Ce sont des choses qui ne me regardent pas, même si j’ai mon opinion. Même avec mes propres amis, je ne parle pas de ces sujets. Je n’aime pas parler des autres, ça ne me regarde pas. Chacun avance dans sa vie comme bon lui semble, je ne vais pas juger. Bien sûr que j’ai un avis, mais je préfère le garder pour moi." Très attaché aux valeurs de cohésion du collectif, Mamadou Sakho n’oublie pas non plus Franck Ribéry: "Je n’oublie pas qu’il a fait beaucoup pour la France. C’est lui qui me donne mes deux buts contre l’Ukraine, et ça, personnellement je ne l’oublie pas."

Sinon, l’ex-défenseur du PSG assure aussi que tout va bien pour lui chez les Reds: "Je n’ai jamais pensé à partir." Il décrit Jurgen Klopp comme quelqu’un de "très humain, très nature, proche des gens et humble". Alors, son Euro 2016 à venir ne sera que du bonus, lui qui s’entend très bien avec Varane et Koscielny. "Au Mondial, on se chambrait tous les trois en salle de soins. C’était sympa, on n’était que cinq minutes à rigoler tous les trois. C’est là que tu vois qu’on joue au même poste mais que la concurrence est saine. On s’entend très, très bien et c’est très, très important." Très, très "Mamad", quoi.


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