Euro 2016 : L’Espagne veut imiter le FC Séville

Panoramic

Et si l’année 2016 était celle de l’Espagne ? Après le Real Madrid vainqueur de la Ligue des Champions, le FC Séville roi de la Ligue Europa, toute l’Espagne espère que la Roja complètera la trilogie en remportant l’Euro 2016. L’Espagne arrivera en France avec un statut de favori à confirmer. Surtout, les hommes de Vicente Del Bosque tenteront de rentrer un peu plus dans la légende en étant la première nation à rempoter trois Euro d’affilée. Si la tâche est à la portée des Espagnols, elle s’annonce néanmoins très compliquée. Car contrairement à 2008 et 2012, la Roja est moins sûre de ses forces. La sélection nationale s’est considérablement rajeunie et des joueurs cadres ne sont plus présents à l’instar de Xavi et Fernando Torres. Pendant ce temps-là, des nations se sont renforcées comme l’Allemagne, championne du monde 2014, et l’Angleterre.

Les qualifications se sont passées sans problème pour les coéquipiers d’Alvaro Morata. Hormis une défaite surprise en Slovaquie, la Roja a réussi un sans-faute avec neuf victoires, 23 buts inscrits et seulement 3 encaissés. La défense sera d’ailleurs l’une des principales armes espagnoles durant l’Euro. La paire Ramos-Piqué avec les deux latéraux offensifs que son Juanfran et Jordi Alba vont jouer un rôle essentiel dans le parcours de l’Espagne. Au but, De Gea est logiquement passé devant Iker Casillas et sera très attendu. Le groupe de l’Espagne ne sera pas de tout repos avec la Croatie, la Turquie et la République tchèque. Round d’observation interdit pour la Roja…

 

Le joueur à suivre : Nolito

Dans le processus de renouvellement entamé par la Roja, un joueur en tire le plus grand profit : Nolito. Il ne joue pas au FC Barcelone, au Real Madrid, ni même à l’Atlético Madrid, mais au Celta Vigo. Formé au Barça puis passé par Benfica et Grenade, Nolito fait aujourd’hui le plus grand bonheur du club galicien. 14 buts en 2014, 13 en 20015 et 12 en 2016 alors qu’il a été très longtemps blessé : Nolito a été très constant dans ses prestations ces dernières années. Sa convocation et sa place de titulaire sont saluées en Espagne. Ce joueur petit de taille brille par son explosivité et sa capacité à faire la différence dans les petits espaces. De quoi faire la différence quand l’Espagne sera mise en difficulté.

L’équipe type

La liste des 23

L’avis de la rédac’

La perspective de réussir un triplé semble très compliquée pour l’Espagne. Même si la Roja fait partie des cadors européens, la concurrence semble mieux armées qu’en 2008 ou 2012. La ligne d’attaque composée de Nolito, Morata et Silva n’a pas beaucoup de matchs ensemble. Sans une adaptation express, l’Espagne pourrait bien avoir du mal à aller au bout. 


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