Ligue des Nations : Décollage exigé pour les Bleus !

Panoramic

Après une défaite 2-1 face au Danemark et deux matches nuls 1-1 en Croatie et en Autriche, les Bleus ont besoin de points et de confiance pour leur quatrième rencontre en onze jours, la dernière d'un copieux rassemblement de juin, avant les vacances. La fatigue, les blessures, la nécessité de faire jouer les plus jeunes ou le manque de réussite ont tour à tour été avancés pour expliquer les contre-performances du stage. Pour que ces aléas ne passent pas pour des excuses, les Tricolores se doivent de faire le plein au Stade de France. 

Tout autre résultat confirmerait la dernière place des Bleus dans leur groupe de Ligue des nations, un rang indigne pour un champion du monde et qui laisse planer la menace d'une relégation en deuxième division (Ligue B). Pour la première place synonyme de qualification au "Final 4", les Bleus n'ont déjà plus leur destin en main.

"Toujours en vie"

Seule équipe sans victoire dans la poule, la France veut surtout se rassurer dans l'optique du Qatar: après la Croatie, il ne restera que deux rencontres, en septembre, avant l'entrée en lice des tenants du titre à Doha, le 22 novembre contre l'Australie ou le Pérou. "On est toujours en vie mais, maintenant, on est dans l'obligation d'aller gagner les trois prochains matches", constate le capitaine Hugo Lloris. "Si on veut rester tout en haut de la hiérarchie mondiale, il faut être capable d'être beaucoup plus solide".

Entre sautes de concentration et erreurs défensives, les hommes de Didier Deschamps ont déjà beaucoup trop donné aux adversaires cette saison, en effet, avec uniquement quatre "clean sheets" (aucun but encaissé) en douze matches. Mais ils ont aussi péché, ces derniers jours, dans la finition, à l'image de Kingsley Coman et Moussa Diaby, ailiers virevoltants mais maladroits.

Mbappé espéré d'entrée

Absent au match aller en Croatie à Split, Kylian Mbappé a fait des étincelles à Vienne pour son retour au jeu en fin de rencontre. Sa présence dès le coup d'envoi à Saint-Denis changerait sans doute beaucoup de choses pour l'efficacité offensive tricolore. "Même s'il a toujours une sensation (au genou gauche) qui n'est pas idéale, il est beaucoup moins gêné qu'en début de semaine où il ne pouvait pas s'entraîner", a affirmé Deschamps dimanche sur TF1. "On fait tout pour qu'il puisse être là demain (lundi)". Avec ou sans Karim Benzema à ses côtés? Le Madrilène est lui aussi sur les rotules et pourrait céder sa place à Christopher Nkunku, auteur de deux passes décisives dans le rassemblement.

Le sélectionneur va également devoir faire un choix concernant Antoine Griezmann, fantomatique. "C'est juste un petit peu de (manque de) réussite. Tous les grands joueurs connaissent ça, ça va revenir, c'est sûr. Il va marquer à un moment ou un autre", a assuré Benzema, venu à la rescousse de son coéquipier. Contre les "Vatreni" de Luka Modric, Deschamps devra aussi répondre aux interrogations tactiques, après avoir délaissé par deux fois son schéma privilégié à trois défenseurs centraux, au profit du 4-4-2 de la Coupe du monde 2018, "le système le plus rationnel pour l'utilisation de la largeur et des intervalles".

C'est donc l'heure du dernier effort pour les 22 rescapés de cette éreintante saison. N'Golo Kanté, blessé à un genou, et Lucas Hernandez, parti rejoindre sa compagne sur le point d'accoucher, ont déjà été envoyés en vacances, contraignant "DD" à faire encore plus avec les moyens du bord. Si en défense, les options restent multiples - Presnel Kimpembe, Jules Koundé et Lucas Digne sont frais -, l'entrejeu reste dépeuplé, avec trois jeunes pousses fatiguées - Aurélien Tchouaméni, Boubacar Kamara, Mattéo Guendouzi - et un habitué, Adrien Rabiot, gêné ces derniers jours aux adducteurs. 

 


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