Diacre: "On me juge un peu trop vite"

Reuters

Non, Corinne Diacre n’a pas de problème particulier avec les Lyonnaises. Elle en a d’ailleurs retenu huit (Sarah Bouhaddi, Amel Majri, Griedge Mbock, Wendie Renard, Amandine Henry, Delphine Cascarino, Emelyne Laurent, Eugénie Le Sommer) dans la liste des 23 Bleues amenées à affronter les Espagnoles en match amical, le 31 août prochain à Clermont. Alors qu’elle avait critiqué certaines d’entre elles après la Coupe du monde 2019, que l’équipe de France féminine a achevée en quarts de finale face aux Américaines, la sélectionneuse tricolore continue donc de leur faire confiance.

Et pour apaiser les éventuelles tensions au sein de son groupe, la technicienne de 45 ans promet de faire des efforts au niveau de sa communication, très directe. Parfois trop aux yeux de Jean-Michel Aulas, qui l’avait recadrée suite aux reproches qu’elle avait formulés à Eugénie Le Sommer à l’issue du Mondial. "J'ai ma façon d'être, c'est difficile de changer. Mais je pense aussi qu'on me juge un peu trop vite, sans me connaître, a-t-elle expliqué jeudi, en conférence de presse. Je ne fais pas que piquer mes joueuses, c'est réducteur. Je peux aussi être très agréable parfois, et très gentille."

"À l'image de la joueuse que j'étais, je sais que l'entraînement paie. J'ai déjà beaucoup travaillé sur certains points à améliorer et je continue à m’entraîner, a-t-elle ajouté, avant de répondre aux remontrances du président des Gones. Je prends note de ce qu'il a dit. Chacun est maître de sa communication. Je continue d'apprendre, personne n'est infaillible. Qui ne commet pas d'erreurs de communication ? Même de la part de nos dirigeants…" Une autocritique saine à l’heure où les Bleues, privées des Jeux Olympiques de Tokyo, entament un nouveau cycle de deux ans. Jusqu’à l’Euro 2021.