Deschamps accable Olivier Giroud

Reuters

Pour la première fois depuis la fin de l’Euro, Didier Deschamps est sorti de son silence afin d'analyser les prestations de l’équipe de France durant le tournoi continental. Dans un entretien accordé à l’Équipe, le patron des Bleus a abordé plusieurs points ayant empêché ses troupes de bien se comporter. Et parmi ces points il y a la sortie médiatique d’Olivier Giroud juste avant la compétition.

« Giroud n’avait pas à dire ça »

A la suite d’une rencontre amicale précédant le tournoi (contre la Bulgarie), le deuxième meilleur buteur de l’histoire de l’équipe de France avait adressé un tacle à Kylian Mbappé, en suggérant qu’il faisait exprès de ne pas lui transmettre le ballon. Des paroles qui ont fait couler beaucoup d’encre et qui ont inévitablement rejailli sur l’ambiance dans le vestiaire.

 

Pour Deschamps, c’est une évidence, Giroud n’aurait pas dû tenir de tels propos. « Ça, il le sait, je le lui ai dit : il n'avait pas à dire ça, c'est une certitude. Cela a généré de petites tensions sur deux, trois jours mais c'était lors de la préparation », a-t-il confié. Alors que la prochaine liste des sélectionnés va être dévoilée dans quelques jours, le néo-Milanais peut désormais craindre pour sa place à Clairefontaine. 

Deschamps ne regrette rien pour Benzema

Le come-back tardif de Benzema en sélection n’a manifestement pas engendré que du positif, y compris sur le plan tactique. DD le reconnait à demi-mot en lâchant : « Ni lui, ni moi, ne pouvons revenir en arrière ». Pour autant, il refuse de reprocher quoi que ce soit au Madrilène et affirme que ce dernier n’est pas responsable de l’échec des Bleus : « Karim n'y est pour rien. Tout ce qu'il devait faire, il l'a très bien fait. Après, j'ai été amené à modifier l'équipe pour différentes raisons. Je sais que ce n'est pas l'idéal. Malgré tout, on était à 3-1 à la 80e et là, ce qui avait fait notre force jusqu'ici nous a fait défaut. J'aurais pu faire les choses différemment. Oui ! Mais on était à 3-1 à la 80e ! ».

 

Enfin, le technicien bayonnais a assumé sa responsabilité dans le fiasco essuyé. Il reconnait avoir fait des erreurs dans sa gestion, tout en soulignant le besoin de regarder désormais de l’avant : « Je pourrais argumenter. Mais si je le fais, cela va être interprété comme une excuse. Et je n'ai pas envie de chercher des excuses. Je sais que je suis le seul responsable. Ma fonction veut ça. Je l'assume. Mais je sais aussi que j'ai cette capacité à basculer. Quand cela va bien, tout n'est pas rose ; quand cela va mal, tout n'est pas noir non plus. Notre élimination est liée à de nombreux éléments. Mais si je commence à argumenter... »


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