Bleus : Un sacre, des satisfactions et des interrogations

Bleus

Des tops en pagaille

Confirmation et consécration pour Benzema

L’histoire est belle pour Karim Benzema. Longtemps mis à l’écart en équipe de France, le buteur du Real Madrid a connu un retour mitigé durant l’Euro. S’il s’est distingué dans le jeu et avec ses buts, l’élimination des Bleus contre la Suisse en 8es de finale a fait tâche. Forcément, « KB9 » attendait avec impatience ce « Final Four » de la Ligue des Nations pour prouver qu’avec lui, les Bleus savent aussi gagner. Mission réussie avec brio. Benzema a peut-être été le meilleur tricolore lors des rencontres face à la Belgique et l’Espagne. Buteur, altruiste, meneur d’hommes : l’attaquant formé à Lyon s’est comporté en leader.

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Face à la Belgique, c’est lui qui permet à la bande de Deschamps de revenir dans le jeu après avoir été menés 2-0. A 2-1, il demande à Mbappé de tirer le pénalty, histoire de ranger son pénalty manqué face à la Suisse aux oubliettes. Le point d’orgue de ces quelques jours sous le maillot bleu restera sa participation face à l’Espagne. Comme contre les Belges, Benzema a éloigné le doute de ses coéquipiers en inscrivant un bijou quelques secondes après l’ouverture du score espagnole. Toujours juste dans son jeu et jamais avare d’effort, Benzema a finalement et logiquement été récompensé en Bleu. Il était temps… 

Mbappé s’est refait une belle santé

Dans le sillage de Benzema, Kylian Mbappé en a profité pour se refaire une petite santé. Critiqué pour son dernier Euro, l’attaquant du PSG a rempli deux objectifs : remporter un nouveau trophée avec les Bleus et le plus important, se réconcilier avec les pénaltys. Face à la Belgique, le joueur formé à Monaco n’a pas tremblé lorsqu’il a fallu tromper Courtois et égaliser pour l’équipe de France. Mbappé a pris ses responsabilités à un moment crucial et n’a pas laissé le doute s’installer.

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Dans le jeu, on a connu le joueur parisien plus incisif même s’il n’a clairement pas démérité. Son match face à l’Espagne en est la preuve. Bien cadenassé par le milieu et la défense ibériques, le natif de Bondy a profité d’un moment de flottement pour tromper la vigilance espagnole et ainsi, offrir la Ligue des Nations à l’équipe de France. Clutch, comme souvent… 

Tchouaméni et Hernandez ont sauté dans le train

Au rayon des révélations, deux joueurs ont pleinement profité de cette compétition : Aurélien Tchouaméni et Théo Hernandez. Commençons par le novice, le latéral gauche de l’AC Milan. En deux matchs, Théo Hernandez a prouvé qu’il était une option plus crédible à ce poste. Solide défensivement, il s’est illustré là où l’attendait le plus : en phase offensive. Sa frappe magique face à la Belgique dans les dernières secondes résonne encore dans les têtes belges. Contre l’Espagne, son deuxième pays, le joueur de l’AC Milan s’est une nouvelle fois montré décisif en étant passeur pour le but victorieux de Mbappé. Des débuts rêvés. De son côté, Aurélien Tchouaméni a su tirer profit de l’absence de Kanté et de Rabiot pour confirmer et se faire une place dans l’entrejeu. Le milieu monégasque au très gros volume du jeu a contrecarré les plans de la Roja. Il est à la fois le présent et l’avenir des Bleus.

Des flops qui inquiètent

Rabiot a perdu des points

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Adrien Rabiot devait être le grand vainqueur de l’absence de N’Golo Kanté avec les Bleus. A la sortie, le milieu de la Juve est fragilisé. Moyen pour ne pas dire passable face à la Belgique, l’ancien Parisien a raté une belle occasion de semer le doute dans la tête de Didier Deschamps. Rabiot, absent pour Covid face à l’Espagne, a assisté impuissant à la confirmation Tchouaméni. Dans l’esprit de Deschamps, le Monégasque est peut-être passé devant Rabiot en cas d’absence de Kanté ou Pogba.

Le cas Pavard fait jaser 

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Qu’il parait loin le Mondial 2018 où le grand public français découvrait la météorite Benjamin Pavard. Depuis, le latéral droit du Bayern Munich est gentiment rentré dans le rang. Son transfert au Bayern a définitivement validé son statut, reste que le terrain, ce n’est pas toujours la folie. Malmené contre les Belges, discret contre l’Espagne, le joueur formé à Lille a cristallisé beaucoup de critiques. En point d’orgue, on retiendra la soufflante de Pogba à son égard contre l’Espagne. A sa sortie, Pavard n’a pas dissimulé sa colère en jetant par terre une bouteille d’eau. La faute à une méforme physique ? Ou à un nouveau système pas fait pour lui ? Toujours est-il qu’il sera demandé dans le futur à Pavard d’être un peu plus offensif en raison du 3-5-2 instauré par DD. Autant dire que les prochaines prestations du Munichois seront scrutées avec attention. 
 


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