Bleus, objectif Mondial: Fekir en pleine lumière, Martial dans le brouillard

Reuters

Fekir, prolongation et célébration

En Espagne, l'un des protagonistes du week-end a été Nabil Fekir: le maître à jouer du Betis, qui disputait chez lui son bouillant 8e de finale de la Coupe du Roi contre son voisin, le Séville FC, a égalisé samedi quatre minutes après l'ouverture du score de Papu Gomez d'un magnifique corner direct (39e). C'est à la suite de son inspiration géniale, alors que les joueurs du Betis célébraient le but, que le milieu adverse Joan Jordan a été touché à la tête par une barre en plastique lancée depuis les tribunes. Le match a été arrêté et reprogrammé dimanche, et les Vert et Blanc l'ont emporté 2-1 pour se hisser vers les quarts de finale.

Quelques jours après avoir prolongé son contrat au Betis jusqu'en 2026, Fekir a confirmé être l'une des pièces centrales du système de jeu de Manuel Pellegrini. "Selon moi, il manque des buts. Tout le monde le sait. Je crois que c'est notre meilleure saison depuis que je suis arrivé", avait confié avant le match le milieu offensif sur le site du club. Champion du monde 2018 avec les Bleus, Fekir n'a plus revu l'équipe de France depuis septembre 2020.

Tolisso, lucarne et louanges 

Dans la foulée de sa très belle fin d'année, Corentin Tolisso a encore brillé samedi en Bundesliga en inscrivant un superbe but avec le Bayern à Cologne (4-0): une-deux dans la surface avec Thomas Müller, contrôle du droit et volée du gauche dans la lucarne. Le genre d'action qui souligne le retour en confiance de celui qui sera en fin de contrat en juin. "J'ai toujours dit beaucoup de bien de lui", a récemment rappelé son entraîneur Julian Nagelsmann, "il a un bon esprit, un bon power. C'est un joueur que j'aime avoir dans mon équipe (...) évidemment il a eu quelques blessures et a été longtemps absent, mais s'il reste en bonne forme, il va avoir une grande influence sur nos succès".

L'ancien Lyonnais de 27 ans n'a jamais réussi à s'imposer depuis son arrivée en 2017 et le Bayern ne lui a pour l'instant fait aucune proposition de prolongation. Cet automne, il a cependant été relancé par la longue absence de Joshua Kimmich. Maintenant, la blessure à un genou de Leon Goretzka lui offre beaucoup de temps de jeu. Une chance pour lui à dix mois du Mondial.

Le chef d'oeuvre signé Tolisso :

 

Martial, imbroglio et impasse

Le Séville FC, planche de salut pour Anthony Martial? Le club espagnol a fait un appel du pied au Français pour l'accueillir en prêt mais n'aurait pas réussi à se mettre d'accord sur la prise en charge du salaire, selon la presse. L'attaquant de Manchester United reste donc pour l'heure bloqué dans le nord-ouest de l'Angleterre, où sa situation empire. L'entraîneur Ralf Rangnick a assuré que l'ancien Monégasque avait "refusé d'être dans le groupe" pour affronter Aston Villa (2-2) samedi. "Il aurait dû être dans le groupe normalement mais il ne voulait pas et c'est la raison pour laquelle il n'a pas fait le déplacement avec nous", selon l'Allemand.

Très peu utilisé cette saison, Martial a contre-attaqué dans une vidéo diffusée dimanche sur Instagram. "Je ne refuserai jamais de joueur un match pour Man United. Je suis là depuis 7 ans et je n'ai jamais manqué de respect et je ne manquerai jamais de respect au club ou aux supporters." Le buteur de 26 ans n'a quasiment plus joué depuis fin novembre et ne compte que 10 apparitions avec les Red Devils cette saison. Titulaire et buteur avec les Bleus en septembre, il a regardé la Ligue des nations du banc de touche en octobre et Didier Deschamps ne l'a pas sélectionné en novembre. 


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