Bleus: contre la Suède, revoir les remplaçants et bien terminer l'année

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Le Parisien de 21 ans, touché aux adducteurs depuis deux semaines, a suivi depuis les tribunes le match référence des Tricolores samedi à Lisbonne (1-0), performance qui a assuré aux hommes de Didier Deschamps leur ticket pour la phase finale de la Ligue des nations en octobre 2021. Mais l'attaquant n'est pas pour autant reparti dans son club, à une semaine de la Ligue des champions contre Leipzig: il a réintégré l'entraînement collectif pour la première fois du rassemblement dimanche et "il sera prêt" pour mardi "si tout va bien" car "il y tient", selon son sélectionneur. Deschamps, dont les choix seront scrutés par un PSG inquiet au sujet de la forme de son prodige, semble décidé à utiliser son buteur contre la Suède. Il doit désormais choisir si ce sera comme un titulaire ou comme un remplaçant.

Mardi, l'opposition sera sans enjeu comptable pour les Français, mais pas pour les Suédois. Vainqueurs samedi de la Croatie (2-1) malgré l'absence pour Covid-19 de leur sélectionneur Janne Andersson, les Scandinaves (3 pts) sont toujours en lice face aux vice-champions du monde croates (3 pts) pour le maintien en première division de Ligue des nations. L'intérêt est ailleurs pour les Bleus. Il s'agit de conserver la confiance au plus haut, avant une pause de quatre mois d'ici au rassemblement de mars où trois matches qualificatifs au Mondial-2022 seront au programme.

"Evidemment, cela ne changera rien au classement mais c'est le dernier match de l'année donc je ferai le point pour faire en sorte de bien finir cette année 2020" avant de "rentrer dans le vif du sujet au mois de mars" en vue de l'Euro (11 juin-11 juillet), a promis le technicien basque. 

Revoir Thuram, rassurer Giroud

Si le probant succès de Lisbonne "donne une tranquillité" au groupe France selon lui, la défaite presque humiliante des Bleus contre la Finlande (2-0) en amical la semaine passée au Stade de France n'est pas totalement effacée dans les esprits. En tout cas pas dans celui de Deschamps, et encore moins dans celui des remplaçants alignés ce soir-là. Car l'équipe de doublures lancée face aux Finlandais a fait peine à voir par rapport à celle, étincelante, des titulaires en puissance sélectionnés pour le choc de Lisbonne.

Seul Paul Pogba a en effet enchaîné les deux rendez-vous, en élevant d'ailleurs clairement le curseur lors du second. C'est ce modèle que tenteront de suivre Steven Nzonzi, Moussa Sissoko, Léo Dubois, Clément Lenglet ou encore Kurt Zouma, s'ils sont alignés. Au milieu, le buteur providentiel de Lisbonne N'Golo Kanté est suspendu et le Bavarois Corentin Tolisso, blessé, est rentré en Allemagne, ce qui limite les options. 

En attaque, sans Wissam Ben Yedder, testé positif au Covid-19 il y a quelques jours, Deschamps peut être tenté d'aligner de nouveau Marcus Thuram, prometteur contre la Finlande et encourageant trois jours plus tard à son entrée en jeu au Portugal.

Dernier dilemme: faut-il relancer Anthony Martial, "malheureux" samedi sur quatre occasions nettes manquées, pour lui permettre de marquer enfin son deuxième but chez les Bleus, plus de quatre ans après le premier ? Ou faut-il redonner sa chance à Olivier Giroud, inexistant face aux Finlandais et dont le manque de temps de jeu en club inquiète le sélectionneur. "Il a besoin de rythme, c'est dur (...) il traverse une période difficile sur le plan psychologique et physique", l'a piqué Deschamps. "Mais ce n'est pas pour ça que j'ai envie de le perdre".


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