Affaire de la sextape : Valbuena a été "choqué" par sa conversation avec Benzema


Après 6 ans d'attente, s'est ouvert ce mercredi matin à Versailles, le procès de "l'affaire de la sextape", en l'absence de Karim Benzema, mais Mathieu Valbuena, lui, était bien présent. Il est revenu sur la conversation survenue à l'automne 2015 avec l'attaquant du Real Madrid. Victime d'une tentative de chantage, Valbuena a reconnu avoir ressenti un sentiment très fort après cette discussion. "Quand il (Karim Benzema) me dit qu’il veut me parler, je ne pense pas qu’il va me parler de ça. Quand j’ai eu cette conversation, je suis sorti de cette chambre, j’étais choqué. J’ai senti qu’il voulait avec insistance me faire rencontrer une personne qui devait faire l’intermédiaire. Sa personne de confiance (Karim Zenati, proche de Benzema). Il était très insistant", a expliqué Valbuena, dans des propos retranscrits par RMC Sport.


"Je n'aurais jamais porté plainte si j'avais su que Karim Benzema était dans cette histoire"


Conscient de ne pas être situé dans le "monde des Bisounours", l'actuel joueur de l'Olympiakos a précisé la teneur de l'échange entre les deux anciens coéquipiers chez les Bleus. "Il ne m’a pas parlé d’argent, je l’ai toujours dit, mais il a été insistant. Il n’a pas voulu m’aider, il me disait 'c’est chaud, il y a l’Euro qui arrive…' ", a indiqué celui qui avait prévenu la police, regrettant également les incidences par la suite, notamment sur le plan de sa carrière : "Mais moi, je n’aurais jamais porté plainte si j’avais su que Karim Benzema était dans cette histoire. Pour moi, pour l’équipe de France... Cette histoire m’a fait du mal car sinon, j’aurais dû participer à l’Euro 2016", a-t-il affirmé. Cette conversation, qui fait qu'à ce jour, Benzema se retrouve du côté des prévenus, a donc une importance considérable. Le procès, lui, va se poursuivre jusqu'à vendredi alors que l'attaquant du Real et des Bleus risque une peine maximale de cinq ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende dans cette affaire.

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