Ligue 2 : Le Bihan revit à Auxerre

Il n’a pas tardé à l’étrenner. Après avoir récupéré le numéro 9 de l’AJA au début du mois suite au prêt de Yanis Merdji au Mans, Mickäel Le Bihan, qui portait jusqu’alors le 22, a inscrit son quatrième but de la saison vendredi lors de la victoire icaunaise à Ajaccio (2-3). Une réalisation pleine d’opportunisme pour l’attaquant de 29 ans, qui compte également deux passes décisives et revit en Ligue 2, après quatre saisons compliquées dans l’élite.

Débarqué à Nice lors de l’été 2015 auréolé d’un titre de meilleur buteur du deuxième échelon avec Le Havre (18 buts), le Breton aura seulement disputé, en un peu plus de 4 saisons, 27 matchs de Ligue 1, pour 5 buts. Une aventure qui a vite tourné au cauchemar en raison de plusieurs grosses blessures (fracture du péroné, fracture de fatigue au tibia). "J’ai perdu trois ans", racontait-il à son retour, reconnaissant avoir "même pensé arrêter".
"Je ne peux pas lâcher"


Chambly, un bon souvenir

"Mais ma femme m’a énormément aidé. Les messages de ma famille, du club, des supporters aussi, confiait-il ainsi au site de l’OGC Nice. Tout ce soutien m’a donné de la force. Je ne peux pas lâcher. Je n’ai pas le droit. C’est peut-être bête, mais j’ai eu en cadeau le livre de Djibril Cissé. Quand je vois les blessures qu’il a eues et ses retours, je sais que c’est interdit de baisser les bras."

"Très content" de rejoindre Auxerre dans les derniers jours du mercato estival, il avait marqué dès son premier match, contre Chambly, une équipe que les hommes de Jean-Marc Furlan, 12es du classement et qui ont pris 10 points sur 15 possibles en 2020, retrouveront vendredi soir. Avec un Le Bihan a priori titulaire pour la troisième fois consécutive, après avoir purgé un match de suspension suite à une nouvelle expulsion contre Sochaux. Sa deuxième de la saison, puisqu’il avait déjà vu rouge en septembre face à Troyes avec, déjà, un coup de sang qui lui avait coûté cher. Des gestes à éviter s’il veut aider l’AJA à "franchir un autre palier", comme le souhaite son entraîneur.