Strade Bianche : Chute, crevaisons, ennuis mécaniques... Alaphilippe a vécu un cauchemar !

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Des Strade Bianche (littéralement les routes blanches, en italien) et un Julian Alaphilippe bien... noir. Pour sa grande rentrée au même titre que de nombreux coureurs du peloton international, samedi en Toscane à une semaine de Milan - San Remo, le héros français du dernier Tour de France pouvait difficilement faire preuve de davantage de malchance. Certes, le Bourbonnais avait clairement laissé entendre qu'il y aurait très peu de chances que sa condition physique actuelle lui permette de faire le doublé, un an après avoir remporté et les Strade Bianche et le Milan - San Remo. Mais même dans la forme de sa vie, le leader de l'équipe Deceuninck-Quick Step n'aurait de toute façon rien pu espérer en accumulant autant de malheurs en une même journée. Le nombre assez incroyable de crevaisons (six) dont a été victime le vainqueur sortant samedi résume assez bien à lui seul le calvaire qu'a vécu Alaphilippe, auquel rien n'a réussi cette fois. A ces six crevaisons, il convient en effet d'ajouter une chute dès les premiers kilomètres ainsi que de multiples changements de montures (le coureur de Montluçon a changé trois fois de vélo, très exactement).

Alaphilippe parle malgré tout d'une « bonne reprise »





« C’était une sacrée journée, je n’ai pas eu de chance, pouvait difficilement analyser autrement le grand malchanceux de la journée. J’ai été pris dans une chute dès le dixième kilomètre. J’ai passé mon temps à revenir dans le peloton. » Un petit cauchemar qui n'a pas empêché le cinquième de la Grande Boucle 2019 de tenter sa chance à un peu plus de 70 kilomètres de l'arrivée, avant d'être repris. Car contrairement à ce qu'il pensait avant le départ, Alaphilippe, finalement 24eme de cette édition 2020 remportée par le Belge Wout Van Aert (Jumbo-Visma), n'était visiblement pas autant à court de rythme que prévu. « Les jambes ne sont pas si mal. C’est une bonne reprise », appréciait même l'intéressé après l'arrivée, réussissant presque l'exploit de trouver du positif dans cette course de rentrée des plus obscures pour lui sur le plan du scénario. La bonne nouvelle, c'est que sur Milan - San Remo, le sort pourra difficilement se montrer plus dur envers lui. Et si, en plus, il a les jambes...