Mondiaux 2025 : Le choix du Rwanda critiqué, Lappartient répond

Désormais centenaires, les championnats du monde vont découvrir l’Afrique en 2025. L’Union Cycliste Internationale (UCI) a confirmé ce jeudi l’attribution de l’organisation des championnats du monde à Kigali, la capitale du Rwanda. Une décision, si elle était attendue, a fait grincer des dents alors que plusieurs organisations, dont Amnesty International, ont mis l’accent sur les manquements en matière de respect des droits de l’homme dans le pays dirigé depuis 21 ans par Paul Kagame. A peine réélu pour quatre ans à la tête de l’UCI, David Lappartient n’a pu éluder ce sujet au moment de faire face à la presse. Le patron du cyclisme mondial s’est lancé dans un plaidoyer pour le Rwanda. « J’ai toujours dit que le sujet des droits de l’homme sera toujours une sujet majeur pour nous, a tout d’abord rappelé l’ancien président de la FFC. Mais j’ai pu aller au Rwanda, j’ai rencontre nombre de Rwandais et ce que j’ai pu y voir, c’est un gouvernement qui a su traverser une crise très complexe et qui peut désormais unir son peuple. Quand vous regardez d’où revient le Rwanda et où il est désormais, je pense que cela ne peut se faire qu’avec un vrai leadership. »


Lappartient assume le choix du Rwanda


S’il ne cache pas que le Rwanda doit faire face à des « éléments problématiques », assurant douter du fait qu’une « démocratie parfaite existe quelque part dans le monde », David Lappartient assure que ce qu’il a pu voir dans le pays l’a rassuré. « Ce que j’ai vu au Rwanda, c’est un peuple qui sait comment se relever, un peuple qui a subi 800 000 morts durant le génocide en 1994, assure le patron de l’UCI. Pour traverser ça, réunir tout un pays, ce n’est pas facile. » Concernant Paul Kagame, David Lappartient voit en le dirigeant rwandais « un visionnaire » et rappelle que ce dernier a été récemment élu à la tête de l’Union Africaine. « Tout cela pour dire que c’est un pays reconnu au niveau mondial. Il est évident que chaque pays peut mieux faire sur le plan des droits de l’homme, admet tout de même le patron du cyclisme mondial. Je suis convaincu que beaucoup a déjà été fait. Le sport a pour vertu d’offrir aux gens une expérience partagée et, sans aucun doute, les championnats du monde seront un moyen de poursuivre la réconciliation du peuple rwandais. » Un discours très politique pour celui qui assure que « le sport et la politique ne doivent pas se mélanger » et qui avait fait de l’attribution à l’Afrique d’une édition des Mondiaux une promesse de campagne.

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