Ineos : Dennis, c'est fait !

Ineos comme point de chute (de luxe) pour Rohan Dennis ? D'après le journal The Advertiser, le coureur australien s'apprêterait à rejoindre la formation chère à Christopher Froome. Uniquement apparu lors des derniers Mondiaux sous les couleurs de l'équipe Bahrain-Merida depuis son abandon polémique lors du Tour de France, probablement dans l'unique but de faire part de son mécontentement envers ses dirigeants, avec qui il était en conflit, Dennis se trouve précisément sans contrat depuis ces Championnats du Monde dans le Yorkshire qui l'avait vu conserver son titre mondial sur le chrono. Quelques heures après la course en ligne de ces Mondiaux, l'équipe bahreïnie avait annoncé qu'elle venait de mettre un terme au contrat du coureur australien, débarqué l'hiver précédent et qui avait dû disputer la compétition (le contre-la-montre compris) sur un vélo fourni par BMC, son ancienne formation. A en croire le journal australien, ce n'est pourtant pas une marche arrière que devrait opérer Dennis en retrouvant cette équipe BMC où il avait passé quatre ans avant d'accepter le challenge proposé par Bahrain-Merida, mais bien un grand pas en avant, avec une probable signature au sein de la grosse armada britannique.

Dennis : « Faire un grand Tour n'est pas forcément la préparation idéale pour Tokyo »

Ineos vient déjà d'enregistrer l'arrivée d'un autre spécialiste du chrono, en la personne du grand espoir espagnol de 18 ans Carlos Rodriguez, double champion d'Espagne de la discipline chez les juniors. Comme Rodriguez, Dennis, si son arrivée chez Ineos se confirme, devra se faire une place dans une dream team déjà extrêmement riche, avec les présences de Froome, Geraint Thomas ou encore Egan Bernal mais qui s'est encore enrichie avec le renfort du Colombien Richard Carapaz, vainqueur du dernier Giro. « À l'approche des Jeux de Tokyo, je me dis que faire un grand Tour n'est pas forcément la préparation idéale », se contente de déclarer Rohan Dennis dans les colonnes de The Advertiser. Le quotidien croit néanmoins savoir qu'un contrat attend celui qui a encore terminé deuxième du Tour de Suisse la saison dernière, prouvant ainsi qu'il n'est pas que le meilleur spécialiste du contre-la-montre du moment. Pas sûr s'il rejoint bien Ineos, comme annoncé par le journal de son pays, qu'il disposera toutefois d'une marge de manœuvre suffisante pour le démontrer de nouveau à l'avenir.