Carapaz chez EF Education-Easy Post, van Baarle et Kelderman rejoignent Jumbo-Visma

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Ca bouge au sein du peloton international. Et de quelle façon ! Après deux saisons chez Ineos-Grenadiers, Richard Carapaz (29 ans), cinq podiums sur les Grands Tours à lui seul et vainqueur du Giro en 2019, a décidé de relever le challenge des Californiens de l'équipe EF Education-Easy Post, où il s'est engagé pour les trois prochaines saisons. Soit le même contrat que celui paraphé chez Jumbo-Visma par Dylan van Baarle et Wilco Kelderman, qui évolueront eux aussi sous leur nouveau maillot jusqu'en 2025. Pour le second, passé depuis par Sunweb (de 2017 à 2020) et Bora-Hansgrohe (depuis 2021), il est question d'un retour en arrière. Le spécialiste du chrono (il avait été champion du monde par équipes de la spécialité en 2017 et champion des Pays-Bas du contre-la-montre deux ans plus tôt) a en effet déjà défendu les couleurs de la formation chère à Jonas Vingegaard, le temps d'une saison, en 2015-2016. L'équipe portait alors encore le nom de Lotto-Jumbo. Pour van Baarle, il s'agira d'une grande première en revanche. Après quatre année chez Ineos-Grenadiers, le coureur néerlandais de 30 ans ayant crevé l'écran cette année en remportant Paris-Roubaix, et ce un an après avoir ajouté A travers les Flandres à son palmarès - son autre plus belle victoire en carrière - apportera assurément énormément dans les années à venir à Vingegaard, Primoz Roglic et Wout Van Aert lors des années à venir. Cette année, le Néerlandais, qui devrait aussi pouvoir continuer de jouer sa carte personnelle sur les classiques, a d'ailleurs terminé le Tour de France à une très belle 32eme place au classement final.

Avec Carapaz, EF Education-Easy Post revoit ses ambitions à la hausse


Carapaz, lui, n'était pas de la partie sur la Grande Boucle, préférant disputer le Giro, dont il avait terminé deuxième derrière Jay Hindley. L'Equatorien avait pourtant fini sur le podium (3eme) du Tour l'année précédente pour sa deuxième participation. Mais on ne compte plus les performances stratosphériques sur les Grands Tours de ce grimpeur à l'ancienne, qui affiché d'ailleurs un succès dans le Tour d'Italie, en 2019. Sacré également champion olympique de la course en ligne des Jeux de Tokyo l'année dernière et vainqueur du dernier Championnat d'Equateur du contre-la-montre, l'ancien coureur de Movistar, qui rejoindra dans l'équipe dont le Colombien Rigoberto Uran est l'un des cadres deux autres Equatoriens Jhonatan Narvaez et Jonathan Caicedo constitue assurément un renfort de luxe pour cette équipe EF Education-Easy Post qui va de nouveau pouvoir prétendre avec l'arrivée d'un pareil leader à des succès dans les Grands Tours. Les Américains chers à Jonathan Vaughters courent après depuis le triomphe de Ryder Hesjedal sur le Giro 2012. Cette année encore, les Rose ont dû se contenter de la 13eme place de Neilson Powless sur le Tour de France, quand Hugh Carty, quelques semaines plus tôt sur le Tour d'Italie, n'avait pu faire mieux que 9eme. Avec Carapaz, EF devrait pouvoir jouer enfin les premiers rôles, y compris sur la Grande Boucle, que le dernier arrivé rêve de remporter. Probablement dès la prochaine édition.

Carapaz : "Je me battrai pour gagner le Tour de France"


"Quand on conquiert une chose, on en veut encore plus. Je suis l'une de ces personnes qui en veulent plus. J'aimerais essayer de gagner un autre grand tour. Le but de ma vie a toujours été de gagner le Tour de France. C'est quelque chose pour lequel je vais me battre. Je sais que c'est possible. Je sais quel est mon potentiel et ce que je peux faire, ce que je peux réaliser, et je me bats pour ce rêve », avoue la recrue cinq étoiles de l'équipe EF Education Easy-Post, qui fait de Vaughters un homme comblé. Un peu comme un enfant qui viendrait de quitter un magasin son jouet préféré dans les mains. "Carapaz a toujours été l'un de mes coureurs préférés, et pas seulement parce qu'il gagne, reconnaît le directeur de la formation américaine dans ce même communiqué. Il gagne grâce à son intelligence, son timing, son agressivité et son courage. Pour le style de notre équipe, Richard convient parfaitement, car nous avons besoin d'un leader qui peut gagner des courses en utilisant des tactiques astucieuses et pas seulement la puissance brute. C'est ce que Richard nous apporte et nous sommes vraiment enthousiastes à l'idée de l'aider autant que possible à exploiter son style de course agressif et astucieux." Du côté d'Ineos, abandonné et par Carapaz et par van Baarle, nul doute que le recrutement à venir devrait lui aussi marquer les esprits.

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